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Sport et Territoires quels sont les enjeux ?

C’est officiel, la France accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024. Une bonne nouvelle qui ne doit pas être l’arbre qui cache les forêts de difficultés rencontrées par les élus qui s’emploient quotidiennement à favoriser la pratique sportive de tous.


Sport & territoires

Le sport pour tous, enjeu sociétal majeur pour les collectivités

C’est officiel, la France accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024. Une bonne nouvelle qui ne doit pas être l’arbre qui cache les forêts de difficultés rencontrées par les élus qui, au plus près du terrain, s’emploient quotidiennement à favoriser la pratique sportive de tous.

Confrontés à des équipements obsolètes, des financements de plus en plus précaires, des normes lourdes et parfois contradictoires, etc., ils doivent composer avec des contraintes difficiles. Heureusement, sur différents points, de nouvelles solutions émergent. Ce dossier fait le point.

 


Marc Sanchez, Président de l’ANDES

Les enjeux que représentent les Activités physiques et sportives (APS) pour la société française Entretien avec Marc Sanchez, Président de l’ANDES

Marc Sanchez
Marc Sanchez

Pouvez-vous nous présenter l’ANDES et ses missions ?

L’ANDES est née de la volonté de quelques élus locaux de ne pas rester isolés face aux problématiques rencontrées sur le terrain. Avec 4 000 communes en réseau, l’ANDES est désormais incontournable auprès de l’État, du mouvement sportif et de tous les acteurs économiques et nous représentons les intérêts et problématiques des communes, premier financeur public du Sport, au sein des instances décisionnaires nationales et locales. Regroupant les élus chargés des sports de l’hexagone et d’outremer, ayant reçu délégation de leur conseil municipal, l’ANDES permet aussi d’échanger sur les politiques sportives des villes et d’accompagner au quotidien les élus locaux.

 

Alors que notre société se modernise à grand renfort d’outils et d’innovations techniques et technologiques, menant peu à peu à l’augmentation de la sédentarité des Français, quel est le rapport des Français au sport ?

Il est vrai que plus de 42 % déclarent ne jamais faire de sport, un constat inquiétant qui est à la hausse avec les jeunes générations actuelles. Cette sédentarité est un facteur de risque supplémentaire pour les années à venir sur les enjeux de santé publique et du financement de la Sécurité sociale. Alors que plus de 35 millions de Français pratiquent une activité physique, nous avons devant nous un gros travail pour capter les nonpratiquant(e)s.

 

L'une des priorités de l’ANDES est de faciliter l'engagement des collectivités en faveur des sports de nature, mais aussi, le sport-santé, le sport scolaire.
L’une des priorités de l’ANDES est de faciliter l’engagement des collectivités en faveur des sports de nature, mais aussi, le sport-santé, le sport scolaire.

Se consacrer à des activités physiques et sportives offre des ouvertures considérables pour les citoyens dans des domaines tels que le social, l’éducatif et l’intégration. Pouvez-vous nous détailler les enjeux ?

L’enjeu est simple : il s’agit de créer des passerelles entre les activités physiques et tous les autres secteurs de la société française, vers l’école, vers la santé, vers la nature, vers le développement durable. C’est un vrai «métier de longue haleine » que de travailler avec des acteurs en dehors de la sphère sportive traditionnelle.

Il s’agit aussi d’expliciter ce que signifient les activités physiques et sportives. Prenons l’exemple de la santé, dans le domaine médical le mot « sport » est souvent assimilé à la compétition et ses facteurs de risque de blessures au lieu d’évoquer l’activité physique, les bienfaits de la nature, l’oxygénation après le travail, l’estime de soi, la découverte de son corps, et le tout chacun à son niveau et à son rythme.

En conclusion, l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2024 à Paris, offre une dynamique exceptionnelle de remettre les activités physiques et sportives au sein d’un programme national engageant l’ensemble de la société française. Dans cette optique, de quelle manière l’ANDES souhaite y contribuer ? Cet évènement est une belle victoire collective avec la mobilisation inédite des villes sur tout le territoire national. L’ANDES a relayé ces nombreuses actions auprès du comité de candidature Paris 2024 tout au long de cette période pour gagner la candidature.

L’ANDES a également contribué à accompagner les 500 projets sportifs des communes soutenus dans le cadre du plan «héritage 2024» pour la réalisation d’équipements sportifs légers permettant de démultiplier les espaces de pratique au plus près de la population. Après la désignation de Paris 2024, un nouveau défi est à relever, pour que ces jeux soient à la hauteur des ambitions de la France, qu’ils laissent un héritage durable à la population, à Paris mais aussi dans tous les territoires. L’ANDES sera plus que jamais engagée dans ce processus aux côtés de ses partenaires et adhérents pour apporter son expertise des territoires.

 


FRANCK TISON, SECRETAIRE GÉNÉRAL DE L’ANDES

Présidentielles 2017, le sport a fait campagne ! Entretien avec Franck Tison, Secrétaire Général de l’ANDES, Adjoint au Maire de Cherbourg

Franck Tison
Franck Tison

L’année 2017 a été marquée par l’élection présidentielle. À cette occasion, l’ANDES a souhaité porter quelques réflexions à la connaissance des candidats. Une manière de placer le sport dans les débats politiques ? Pour quelles raisons ?

Les activités physiques et sportives (APS) sont pratiquées par plus de 35 millions de citoyens. Il existe des attentes fortes de la part de la population envers les pouvoirs publics, notamment dans les moyens mis en oeuvre pour répondre à l’évolution des pratiques. À ce titre, les élus locaux ont une responsabilité majeure en qualité de premiers financeurs publics du sport en France. Cet engagement des collectivités, témoigne d’un intérêt majeur des communes pour la promotion du sport au service de la société française. Dans le cadre de cette contribution, l’ANDES avait souhaité que les candidats à l’élection présidentielle 2017 prennent conscience de ces enjeux transversaux.

 

Quelles sont vos propositions majeures en termes de gouvernance, d’équipements sportifs pour développer au mieux le sport ?

Il est primordial d’institutionnaliser les relations entre l’État, le mouvement sportif et les collectivités territoriales pour clarifier le mode de gouvernance et asseoir définitivement la place des collectivités dans les instances décisionnaires. Il faut également répondre de façon transversale aux différents enjeux tels que la santé, l’éducation, la politique de la ville, l’environnement, et le développement du numérique. Le sport est un véritable outil d’aménagement du territoire, d’attractivité territoriale, de développement économique et touristique.

 

35 millions de Français pratiquent au moins un sport !
35 millions de Français pratiquent au moins un sport !

Le sport professionnel doit-il bénéficier d’une gestion particulière ?

Aujourd’hui, certaines disciplines sportives professionnelles, qui ont une couverture médiatique importante, aspirent à une forme d’autonomie induisant une nécessaire remise en cause du système actuel. Les subventions publiques ne peuvent pas contribuer à financer les salaires de ces joueurs professionnels. À ce titre, il est primordial de distinguer les « Sports de stade » des « sports de salle » afin d’éviter de mettre en place un modèle unique. Mais il est vrai que les risques encourus par les collectivités à l’occasion de la réalisation de nouvelles enceintes sportives sont insuffisamment évalués, les coûts de rénovation des infrastructures sont importants ainsi que l’entretien, ce qui fait peser une énorme pression financière sur les communes.

Les subventions publiques ne peuvent continuer à financer les salaires des joueurs professionnels. La redevance domaniale représente un sujet très attendu de la part des pouvoirs publics.Il faut donc inciter et encourager ces clubs professionnels à devenir propriétaires ou gestionnaires de leur outil de travail, et formaliser enfin les critères de calcul de redevance de mise à disposition des enceintes sportives publiques.

Les associations sportives comptent 16 millions de licenciés sur le territoire. Il est donc essentiel de les prendre en compte dans les réflexions sur les APS. Nous représentons celles-ci par le biais de leur collectivité et essayons de les valoriser auprès du mouvement sportif. Dans le même temps, nous favorisons la consultation et la coordination des fédérations en amont dans le but d’harmoniser les règles fédérales, et ainsi encourager une mutualisation des pratiques dans une même infrastructure sportive.

 

Enfin, le sport a un rôle à jouer dans le développement des territoires. Quelles sont les réflexions et suggestions de l’ANDES s’agissant de l’aménagement et de l’égalité des territoires ?

Dans l’objectif de lutter contre la désertification et afin de contribuer à un équilibre territorial, les pratiques physiques et sportives apportent des perspectives intéressantes. En effet, elles sont inhérentes à l’environnement et au cadre de vie des citoyens. Les attentes de ces derniers évoluent et avec elles, les modalités de pratiques. Ainsi, il est nécessaire que les opérations d’aménagement de l’espace public prennent en compte ces nouvelles tendances (valorisation du patrimoine, promotion des déplacements sains en milieu urbain,…). C’est la raison pour laquelle une cohésion des schémas territoriaux du sport, de plans d’investissement et d’actions concertés, est à encourager en vue d’un développement territorial pertinent.

 


DAVID LAZARUS, CO-PRESIDENT DU GROUPE D’ÉTUDES SPORT DE L’AMF

Un appel à contribution à l’occupation d’un équipement public permet de ne pas faire supporter les coûts sur le seul contribuable

David Lazarus
David Lazarus

Entretien avec David Lazarus, inspecteur des finances publiques, maire de Chambly, coprésident du groupe d’études sport et de l’association des maires de France

 

« Le 19 janvier 2016, l’ANDES a participé à la réunion du groupe Sport de l’Association des maires de France pour évoquer deux sujets d’actualité : la réforme territoriale et l’intercommunalité afin d’en recueillir la vision et les travaux de l’ANDES ».

Quels grands enjeux ont été évoqués à cette occasion, et l’AMF et l’ANDES partageaient-elles des positions similaires ?

L’AMF convie régulièrement l’ANDES à participer au groupe de travail sport afin de réfléchir conjointement aux sujets d’actualité dans le domaine du sport. Concernant la réforme territoriale, l’AMF note que les nombreuses fusions d’EPCI ou extensions de périmètres intercommunaux ont profondément modifié les relations entre les communes et leur intercommunalité, les réorganisations sont encore en cours et non achevées. Elle est favorable à ce que le développement de l’intercommunalité respecte le principe de subsidiarité sur la base d’un projet de territoire et sans transferts de compétences imposés. Cette considération est d’autant plus nécessaire que les intercommunalités, dont les périmètres viennent d’évoluer de façon significative et dont les compétences obligatoires ont été renforcées en ce début d’année, ont besoin de stabilité pour mener leurs nouveaux projets, alors même que d’autres compétences (Gemapi, eau et assainissement) sont d’ores et déjà à l’agenda (transferts obligatoires en 2018 et 2020).

En matière d’intercommunalité, l’ANDES avait présenté les premiers travaux menés sur ce sujet. Il était ressorti de cette première étude que lorsque la compétence sport avait été transférée aux intercommunalités en 2004, nombre d’entre elles avaient mis en place des politiques de gestion et non de projet. L’ANDES propose un regroupement des collectivitésen matière sportive avec pour but de mutualiser les équipements et les personnels, considérant que l’intercommunalité est un outil en faveur de la construction d’une politique sportive à l’échelle d’un territoire, permettant de mutualiser les énergies et les moyens.

Dès lors, le législateur a-t-il répondu à vos attentes ? Quelles avancées significatives notez-vous ?

Le législateur a acté le fait que le sport devait rester une compétence partagée, ce qu’avait défendu l’AMF lors des débats parlementaires. Néanmoins, l’AMF note l’inquiétude des élus sur les financements des équipements et les modifications du paysage institutionnel.

Si la région pouvait intervenir avant dans tous les aspects des politiques sportives, elle est aujourd’hui obligée de déterminer ce qui est finançable. Toute collectivité qui souhaite construire un équipement sportif doit prendre en charge au minimum 20 % de l’équipement. Il est ensuite possible de faire des demandes de subvention auprès du département, mais également, dans le cadre du schéma régional, de la région.

Or, si les élus sont d’accord pour qu’il n’y ait pas de saupoudrage des subventions, il est, à leur sens, absolument nécessaire de les associer à la définition des types d’équipements qui seront à l’avenir subventionnés car ce sont eux qui ont la visibilité des travaux à réaliser sur les territoires. Le rôle de proximité des communes, qui sont financeurs et gestionnaires de 80 % des équipements sportifs situés sur le territoire français, est essentiel.

 

En France, sur le plan institutionnel, le sport est une compétence partagée. Si le monde scientifique dans son ensemble salue les bienfaits d'une activité physique régulière, adaptée à l’âge et au profil de chacun, c'est aussi un puissant vecteur d’intégration sociale.
En France, sur le plan institutionnel, le sport est une compétence partagée. Si le monde scientifique dans son ensemble salue les bienfaits d’une activité physique régulière, adaptée à l’âge et au profil de chacun, c’est aussi un puissant vecteur d’intégration sociale.

Enfin, à l’heure de la diminution des dotations de l’État, quelles solutions peuvent permettre à tous les publics de néanmoins trouver leur activité sportive à proximité de leur lieu de résidence ?

Afin de favoriser la pratique sportive sur leur territoire, les maires ou les présidents d’intercommunalité sont très attachés à :

  • un partage des équipements existants (c’est-à-dire à la polyvalence des équipements) car cela permet d’une part l’accueil de plusieurs disciplines (si nous prenons l’exemple des gymnases, sur un même créneau horaire il est possible d’accueillir la pratique du handball, de la gymnastique, du judo…) et d’autre part, une utilisation simultanée d’un équipement (comme un stade avec autour une piste d’athlétisme), un multi-usage des équipements. On peut prendre l’exemple des piscines qui permet un accueil du public dans un bassin et un accueil d’un club dans un autre ;
  • la conciliation des différentes pratiques sportives existantes : compétition, loisirs, santé…,
  • ce que le sport soit un vecteur d’éducation et de citoyenneté car le sport est un formidable outil d’intégration et de cohésion sociale sur un territoire.

 

Le modèle du sport français implique que les communes et EPCI mettent gratuitement à disposition des clubs des équipements. Dans un contexte de contraintes budgétaires, certaines collectivités réfléchissent à un mode de fonctionnement différent des équipements sportifs situés sur leur territoire ou des équipements sportifs à créer.

Dans un contexte budgétaire tendu, un appel à contribution à l’occupation d’un équipement public permet de ne pas faire supporter les coûts sur le seul contribuable.

En 2024, la France accueillera les JO d’été. Cette manifestation internationale permettra aux territoires de mettre en oeuvre dans le cadre de l’héritage des JO 2024 le sport pour tous et une rénovation significative des équipements existants. C’est une occasion exceptionnelle qui s’offre aux territoires, et l’AMF sera très attentive aux crédits qui seront octroyés par l’État aux territoires et à la répartition de ceux-ci, par le biais du Centre national de développement du sport (CNDS). L’organisation de grands évènements internationaux qui se dérouleront en France ces prochaines années sera l’occasion de mettre en avant la richesse des territoires et la nécessité d’une plus grande coordination de l’ensemble des acteurs du monde sportif afin de favoriser le sport pour tous et de faciliter le développement de nouveaux équipements.

 


DIDIER ELLART, VICE -PRÉSIDENT DE L’ANDES

Nous avons besoin d’outils pertinents pour avoir une politique sportive cohérente 

Suite à la loi MAPTAM du 27 janvier 2014, les métropoles peuvent construire, aménager, entretenir et assurer le fonctionnement des équipements sportifs d’intérêt métropolitain.

 

Didier Ellart
Didier Ellart

Entretien avec Didier Ellart, Vice-Président de l’Association Nationale Des Élus en charge du Sport et Président de la Commission Intercommunalité, Adjoint au Maire en charge des Sports, de la Santé et du Partenariat.

Comment se définit un équipement sportif de rayonnement métropolitain ?

Avant tout, les métropoles doivent étudier le rayonnement national et international d’un équipement en édictant un intérêt métropolitain, en concertation avec les communes qui en sont membres. En effet, si l’exercice de la compétence n’est pas subordonné à l’intérêt communautaire métropolitain, il est parfois difficile de déterminer les axes d’intervention qui doivent relever de l’intercommunalité ou de l’intérêt communal. C’est la raison pour laquelle, à la Métropole européenne de Lille, nous avons procédé à la définition de l’intérêt métropolitain au travers d’une délibération cadre. L’intérêt métropolitain concerne à la fois le rayonnement, la fréquentation, l’usage et la spécificité des équipements sportifs mais aussi la nature, la dimension et le retentissement des manifestations sportives réalisées. Le stade Pierre-Mauroy, équipement phare de la métropole a accueilli la demi-finale de la Coupe Davis (tennis) France-Serbie du 15 au 17 septembre 2017. Cet événement a une dimension internationale qui correspond exactement à l’intérêt métropolitain. Nous devons également définir un autre critère visant l’animation et le soutien aux clubs sportifs qui ont également un rayonnement métropolitain.

Un enjeu clé en matière de sport est de définir les dossiers gérés au niveau métropolitain et ceux gérés directement par les communes. Il faut construire un projet de territoire en faveur du sport.
Un enjeu clé en matière de sport est de définir les dossiers gérés au niveau métropolitain et ceux gérés directement par les communes. Il faut construire un projet de territoire en faveur du sport.

N’est-il pas nécessaire de clarifier les compétences de chaque collectivité ?

Avec les intercommunalités, nous sommes passés d’une logique de gestion au niveau des communes à une logique de projets. L’intercommunalité devenant un acteur émergeant du paysage institutionnel français, il va falloir effectivement que nous puissions, dans les métropoles, construire un véritable projet de territoire et travailler en synergie avec les communes. À cet égard, rappelons que le sport reste une compétence facultative pour les collectivités, dont le développement résulte d’une démarche volon­tariste. Les métropoles et plus globalement les intercommunalités peuvent être un outil au service de la mutualisation des équipements sportifs, du personnel, de la logistique. L’enjeu repose sur une collaboration en bonne entente entre les métropoles et les communes.

Par ailleurs, la politique actuelle induit une diminution des dotations globales de fonctionnement émanant de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales, notamment des communes. Dès lors, ces dernières redoutent une diminution des moyens alloués au sport. Puisque cette compétence est facultative et optionnelle, il ne faudrait pas que le sport devienne une variable d’ajustement des politiques publiques. Lorsque nous avions, à l’ANDES, rencontré des parlementaires, nous avions exprimé notre souhait d’intégrer au sein des Conférences Territoriales de l’Action Publique (CTAP), des instances qui soient dédiées au sport, afin de clarifier le paysage. Nous avons besoin d’outils pertinents pour réunir autour d’une même préoccupation les différents acteurs territoriaux, l’État, la Région, le Département et les communes, pour avoir une politique sportive cohérente. Nous devons connaitre les rôles et les actions de chacun en fonction de ses compétences initiales et de son échelle territoriale.

Enfin, le paysage sportif métropolitain reste assez disparate puisque le niveau d’engagement des métropoles est en partie interdépendant de leur volonté politique, des compétences historiques mais aussi de la présence d’un club phare, d’une discipline historique ou d’un équipement majeur.

 


EQUIPEMENTS, UN DIGANOSTIC PRÉOCCUPANT

SNEP-FSU : Allier besoins scolaires et extra-scolaires en matière d'équipements est une préoccupation constante du SNEP-FSU

Logo SNEP et U campagne 2014[2]Syndicat majoritaire des enseignants d’EPS, le SNEP-FSU est l’auteur de plusieurs ouvrages (REFERENTIELS DU SNEP*) sur les équipements sportifs adaptés à l’EPS et au sport scolaire, cités en référence par le ministère de l’Education nationale dans son guide d’accès aux équipements**.

En dehors du très Haut Niveau et du « spectacle sportif », nous considérons que les mêmes équipements sportifs doivent pouvoir être utilisés tout à la fois par les scolaires et les autres pratiquants sans que cela ne gêne les uns ou les autres. Cet avis est corroboré par nombre d’enseignants d’EPS qui sont également impliqués dans le milieu fédéral et associatif.

Le SNEP-FSU est porteur d’une conception originale qui part non plus des représentations traditionnelles centrées quasi exclusivement sur la pratique compétitive adulte masculine, mais des besoins des pratiquants scolaires : être en action simultanément (classes pouvant aller jusqu’à 35 élèves), évoluer dans des espaces clairement définis (ex: traçages permanents) avec des  » matériels  » légers rapidement  » montables/démontables « .

Nos préconisations sont compatibles avec les pratiques associatives (ex: clubs) et laissent place aux espaces réglementés par les différentes fédérations sportives dont certaines ont d’ailleurs témoigné dans nos ouvrages*.

 

Pratique simultanée favorisée avec 4 terrains.
Pratique simultanée favorisée avec 4 terrains.

 

Afin qu’ils soient pleinement utilisés, une attention très particulière doit cependant être exercée sur les lieux d’implantation des équipements. En préconisant qu’ils soient construits dans les établissements scolaires en limite de clôture, ou à proximité immédiate (pour une pratique scolaire sans perte de temps), le SNEP-FSU anticipe leur accessibilité aux clubs et associations en dehors des horaires scolaires.

Le SNEP-FSU vous invite à consulter son site*** pour visiter des salles**** déjà réalisées dans plusieurs régions dont la conception répond ou s’approche fortement de ses préconisations.

 

*http://www.snepfsu.net/equipe/bon.php : REFERENTIELS DU SNEP pour les grandes salles, les piscines, les salles spécialisées et semi-spécialisées, les espaces d’athlétisme et de sports collectifs de grands terrains, les SAE.
**http://www.snepfsu.net/ftp2/equip/outils/EquipSportifs_WEB_217644.pdf
*** http://www.snepfsu.net/equipe/index.php
****http://www.snepfsu.net/equipe/visite.php

Nathalie FRANCOIS,
secrétaire nationale du SNEP-FSU
(syndicat majoritaire des enseignants d’EPS),
responsable du secteur « Equipements ».

Pour nous contacter : equipements@snepfsu.net


PAUL-GÉRARD SERVER PRÉSIDENT DÉLÉGUÉ FEDAIRSPORT

Dans l’accompagnement des Jeux olympiques, une dynamisation des équipements sur le territoire ENTRETIEN AVEC Paul-Gérard SERVER, Président Délégué Fedairsport

Fedairsport réunit les acteurs concernés par les équipements sportifs et constitue un bon observatoire du secteur et de ses enjeux.

Paul-Gérard Server
Paul-Gérard Server

Pouvez-vous nous présenter Fedairsport et ses missions ?

Fedairsport réunit les acteurs du sport travaillant sur les équipements :

  • Entreprises, bureaux d’études, maîtres d’œuvre, gestionnaires, etc.
  • Collectivités : maîtres d’ouvrage,
  • Fédérations sportives.

 

Fedairsport organise des commissions thématiques, certaines travaillant dans le cadre normatif :

  • Gazon naturel, gazon synthétique,
  • Pistes d’athlétisme
  • Sols indoor / outdoor
  • Traitement de l’eau : ozone

 

D’autres thèmes font l’objet de travaux :

  • Ingénierie,
  • AMO,
  • Procédures,
  • Santé,
  • Recyclage,
  • Financement,
  • Etc..

 

Parallèlement un travail technique avec les fédérations sportives suivant leurs spécificités. Les spécialistes des collectivités participent activement à tous ces travaux.

 

« Les équipements sont nombreux, très souvent établis de façon isolée, répondant en général aux disciplines traditionnelles. La durée de vie de ces installations est, suivant le cas, de 20 à plus de 30 ans. »

 

Dans ce cadre Fedairsport publiera des Cahiers techniques visant les techniciens de toute origine. Mais aussi des guides de bonnes pratiques à destination des élus maîtres d’ouvrage.

 

Les collectivités locales sont propriétaires de 85 % des équipements sportifs sur le territoire national. Quel constat dressez-vous sur l’état de ces équipements, leur conformité, leur accessibilité et leur niveau d’utilisation ?

L’actualité montre que les budgets des collectivités sont réduits. De fait la maintenance ne semble pas être globalement assurée au niveau nécessaire. Les équipements sont nombreux, très souvent établis de façon isolée, répondant en général aux disciplines traditionnelles. La durée de vie de ces installations est, suivant le cas, de 20 à plus de 30 ans. Pour autant la demande est forte.

Face à ce constat, il est nécessaire que le plan de modernisation des équipements sportifs soit en adéquation avec les contraintes des collectivités et les évolutions des besoins des citoyens. De quelle manière les as­pects de transition énergétique, de nouvelles pratiques sportives ou encore d’innovations s’inscrivent dans cette démarche?

Les aspects de transition énergétique sont incontournables. Mais la performance énergétique ne relève pas seulement de celle de l’installation.
Depuis l’écriture programmatique les éléments conceptuels doivent être pris en compte. On doit veiller à ce que la traduction soit confortée par l’architecte.

Enfin ce dernier (avec son groupement ingénierie) doit être le garant d’une parfaite réalisation. Le maître d’ouvrage ne doit pas seulement se laisser séduire par l’image… Chacun doit assumer pleinement ses responsabilités afin d’optimiser la performance énergétique.

Dans le même temps, force est de constater une très forte évolution des pratiques. Nos concitoyens manifestent la volonté de pratiquer plus individuellement, hors associations. Ces pratiques ont pour objectifs, de retrouver de la convivialité, du relationnel, sans recherche de performance, voire de compétitions.
De plus, les enquêtes le confirment, pratiquer une activité devient aussi un élément contribuant à un meilleur équilibre de santé. Cette très forte évolution de la société montre bien que l’enjeu n’est pas seulement la modernisation des équipements sportifs, mais une véritable réflexion par territoire pour mieux répondre aux besoins exprimés par nos concitoyens.

Dans ce cadre Fedairsport peut accompagner cette démarche globale. Nos membres sont mobilisés et sensibles à ces évolutions. L’innovation, la créativité, la recherche de performance pour l’usager sont autant d’actions qui caractérisent notre fédération.

Les équipements sportifs ont des financements et des coûts de fonctionnement de plus en plus lourds et complexes. Quels sont les différents montages financiers possibles, pour tous les équipements y compris les petits ?

La baisse des dotations, la nouvelle lecture des budgets conduit les décideurs à faire des choix. Les subventions deviennent plus rares. Ainsi, les lobbyistes poussent pour que les investissements se traduisent par des procédures globales, complexes. La réalité traduit cette action par une augmentation significative du coût sur la durée : le contribuable devra acquitter, environ, 3 fois le coût de l’investissement !

À noter également qu’en France, les entreprises de BTP ne s’engagent pas dans les montages longs (18/20 ans). C’est une particularité, alors que des entreprises européennes le font !

En regardant de plus près, la collectivité devrait globaliser sa réflexion. Le maître d’ouvrage pourrait alors constater des besoins en immobilier, commerces, et ainsi intégrer la remise à niveau, voire la réalisation d’équipements nouveaux. La situation actuelle milite désormais pour une approche de territoire, incitant à trouver un équilibre sur celui-ci.

Que pensez-vous des modes d’exploitation en régie ?

Il ne faut surtout pas faire preuve de dogmatisme dans ce domaine. Le mode opératoire est déterminé par le maître d’ouvrage. Pas de fausse querelle, l’objectif doit être parfaitement déterminé, clair, comprenant les réalités sociales, éducatives, sportives, de loisir, mais aussi économiques. La gestion en régie peut tout à fait répondre à ce cahier des charges.

 

« Il ne faut surtout pas faire preuve de dogmatisme dans ce domaine. Le mode opératoire est déterminé par le maître d’ouvrage. »

 

À l’instar des centres aquatiques, davantage d’équipements conçus incluent le « modèle économique de la future exploitation» pour faire des équipements de véritables « lieux de vie ». Pouvez-vous nous détailler le concept de ces complexes sportifs et leurs promesses en termes économiques.

Heureusement que cette pratique se développe. Tout a un double coût : investissement et fonctionnement. Face à cette réalité, il est de plus en plus indispensable de réunir plusieurs activités en un même lieu. Cette configuration permettra d’établir un « lieu de vie », confirmera la possibilité pour les pratiquants et accompagnants de se retrouver dans une ambiance conviviale, sympathique, adaptée. Mais cela nécessite de procéder à une véritable étude environnementale, de clientèles, des besoins, etc. le tout avec coûts d’investissement et de fonctionnement.

En France ces études sont trop souvent négligées… laissant le champ libre aux « produits » clés en mains !

Depuis plus de 30 ans, le Bien-Être est apparu en France, complétant la conception d’une piscine publique. Ce n’est pas nouveau. Aujourd’hui, bien d’autres activités, mais aussi services peuvent être intégrés à la réflexion. L’exploitation du projet n’en sera que plus dynamique, et mieux équilibrée économiquement. Les exemples des projets de la métropole du Grand Paris sont révélateurs de cette ouverture.

zoom_95ec071d724a18de03f4170b9b7a388c7c4f185dPlus qu’une tendance, on constate que les espaces et équipements sportifs deviennent connectés, de façon à mettre le citoyen au cœur de l’offre sportive proposée. Pensez-vous que ces initiatives répondent aux stratégies d’attractivité des territoires et pourquoi ?

Il est impératif de prévoir la connexion des équipements et dans les équipements. Travailler en s’appuyant sur une application numérique peut permettre par exemple que l’activité d’Aquabike soit optimisée dès le lundi. Un équipement est un lieu de vie local, mais connecté il peut avoir une résonance bien au-delà.

Il peut être facilement en lien avec l’offre touristique et devenir un complément pour le territoire. C’est la connexion des produits et prestations sur un même territoire qui constitue l’attractivité de celui -ci incluant bien sûr des offres sportives.

En conclusion, un mot sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2024 par Paris ?

L’organisation des JO en 2024 est une opportunité qui, au-delà des installations spécifiques au déroulement des épreuves et accompagnement, mérite une réflexion dès maintenant sur la nécessaire relecture des autres équipements sur le territoire. L’État, mais aussi les Régions ont un rôle majeur à définir afin de contribuer par ce secteur de l’aménagement du territoire à une relance économique répondant parfaitement aux besoins des citoyens. Dans ce cadre Fedairsport peut tout à fait apporter sa contribution et son expertise.

 


EQUIPEMENST SPORTIFS AU SERVICE D’UNE SOCIÉTÉ DURABLE

Eiffage : La Maison du Handball le BIM, de la genèse du projet à sa future maintenance

La Fédération française de Handball a lancé en 2016 une consultation en REM (Réalisation – Exploitation – Maintenance) pour la réalisation, sur le site du Parc des Sports Duvauchelle à Créteil, de la Maison du Handball.

 

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Ce lieu fédérateur de 12 000m² accueillera à l’automne 2018, le nouveau siège de la Fédération, mais aussi deux gymnases pour les entrainements des équipes de France, des espaces de musculation et de balnéothérapie, un pôle santé, un auditorium, des espaces de restauration, de séminaire et d’hébergement, (144 lits) ainsi qu’un parcours muséographique. Un équipement emblématique pour un territoire historiquement attaché au handball, qui a bénéficié de financements croisés de la ville de Créteil, de Grand Paris Sud Est Avenir, du conseil départemental du Val de Marne, de la Région Île-de-France et du Centre national pour le développement du sport (CNDS).

Les architectes du projet – les cabinets Charles Delamy et Sémon- Rapaport – ont réalisé une maquette BIM dès sa conception (dossier Marché du projet en 3D). Lors – qu’Eiffage Construction Équipements a été attributaire du marché, tous les lots ont été modélisés en Maquette numérique dans un processus BIM et selon un protocole établi. La maquette numérique BIM a été utilisée notamment pour la synthèse technique, les ¼ heures sécurité, les plans d’installations de chantier, etc. Elle a permis de construire virtuellement avant de « construire réellement », ce qui a permis de réduire, par exemple, le nombre de modifications de réservations après l’édition du plan gros oeuvre.

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De plus, l’exploitation d’un ouvrage sur sa durée de vie représentant de 80 à 85% des coûts, il est important d’en maîtriser le plus finement possible les informations. La maquette numérique BIM permet de réunir toutes les informations d’un ouvrage depuis sa conception et jusqu’à sa déconstruction, et cela sur un support unique, ce qui évite la perte de temps due à la recherche et à la mise en concordance de l’information.

La maquette numérique BIM permet également de passer d’une maintenance curative à une maintenance préventive, voire prédictive. En effet, elle permet de simuler plusieurs aspects de l’ouvrage et suivre les évolutions en temps réel de son environnement (grâce à des capteurs), créant ainsi des alertes en amont et automatisant les demandes d’interventions avant même que le dysfonctionnement ne survienne. De ce fait, l’achat de pièces pourra être ainsi anticipé (par exemple) et la maintenance simplifiée avec un accès permanent à toute la documentation.

Pour résumer et, pourquoi pas, sensibiliser les maîtres d’ouvrage, construire en BIM, c’est non seulement faciliter le déroulé du chantier, mais c’est aussi anticiper le devenir du bâtiment, dans sa phase exploitation, voire dans sa reconversion.

 

eiffageEIFFAGE CONSTRUCTION
Christian Simonian, directeur Développement France
christian.simonian@eiffage.com
Sophie Legoupil, directrice du Développement Équipements Île-de-France
sophie.legoupil@eiffage.com


SNEP-FSU : L’EPS à l’école Matière obligatoire et premier accès à la pratique sportive pour tous les jeunes

Logo SNEP et U campagne 2014[2]12,5 millions d’élèves sont scolarisés de la maternelle à la terminale où ils reçoivent un enseignement obligatoire en EPS (Education Physique et Sportive) par des professeurs spécialement formés dans le second degré à raison de 2 à 4h hebdomadaires, selon le niveau de classe dans lequel ils sont inscrits. Les 1250 heures d’EPS obligatoire par élève sur l’ensemble de la scolarité confèrent aux pouvoirs publics des responsabilités particulières en matière de qualité et de fonctionnalité des équipements sportifs.

Les contenus de l’EPS traversent les différents groupes d’activités sportives (athlétiques, gymniques, natation, sports collectifs, pleine nature, raquettes, combat, danse, arts du cirque etc…). Discipline d’enseignement à part entière, l’EPS est évaluée à chaque niveau de classe et figure dans les épreuves obligatoires des examens. Elle contribue à la formation générale des jeunes et futurs citoyens et leur permet, par l’acquisition de savoirs inhérents à la culture « sportive », de tisser les premiers liens conduisant à la pratique physique volontaire tout au long de la vie.

Ainsi, les équipements sportifs utilisés par les scolaires doivent-ils être suffisamment accessibles, variés et adaptés pour que les programmes d’EPS puissent être appliqués et les acquisitions des élèves mesurées et vérifiées, mais aussi pour donner l’envie de continuer à pratiquer en dehors et après l’école .

Le ministère de l’éducation nationale a édité en 2012, notamment à l’attention des collectivités maitresses d’ouvrage, un guide d’accès aux équipements sportifs *, indiquant un niveau d’équipement de référence selon la taille des établissements scolaires.

Un « maillage » en équipements sportifs réalisé à partir des besoins de l’EPS, particulièrement dans les 6000 collèges, permettrait, sous réserve de nouvelles constructions, de couvrir l’ensemble du territoire. Ces équipements sportifs mutualisés pourraient également répondre, hors temps scolaire, aux besoins des autres publics (associations, clubs, …).

*http://www.snepfsu.net/equipe/guide_men.php

Nathalie FRANCOIS,
secrétaire nationale du SNEP-FSU
(syndicat majoritaire des enseignants d’EPS),
responsable du secteur « Equipements ».

 

Pour nous contacter : equipements@snepfsu.net
Consulter notre site : http://www.snepfsu.net/equipe/index.php

 


Bien éclairer les terrains de sport et les enceintes sportives

Une ambiance chaleureuse et une visibilité parfaite permettent de satisfaire les sportifs (dans un souci de performance, de sécurité et de limitation des blessures) et de fidéliser les supporters. Néanmoins, la pression liée à la réduction des coûts énergétiques, de maintenance et d’exploitation ne cesse de croître.

N°29-SPORT-22Comment éclairer un court de tennis, un terrain de football ou une patinoire tout en réduisant les coûts énergétiques et autres frais d’exploitation, comment offrir une visibilité optimale sans pour autant éblouir ou créer des zones d’ombre, comment ajuster l’éclairage selon l’environnement. La solution serait- elle un éclairage intelligent ? La société Philips a par exemple développé PerfectPlay, un système d’éclairage d’infrastructures sportives intelligent. Ce système améliore la qualité de la lumière diffusée et garantit une gestion simple de l’éclairage en proposant différentes configurations selon l’activité en cours.

Ce système d’éclairage led offre une vue d’ensemble et des données qui permettent de réduire les coûts et d’optimiser l’exploitation de vos installations. En effet, grâce au cloud, les gestionnaires des communes disposent d’informations en temps réel sur la consommation d’électricité de toutes les infrastructures sportives de leur ville, ce qui facilite la planification. De surcroît, comme avec une tablette, un utilisateur accrédité disposant d’un mot de passe personnel, comme un gestionnaire de club, peut contrôler l’éclairage à distance, depuis son Smartphone. Il peut, par exemple, vérifier et forcer les paramètres d’éclairage ou même éteindre l’éclairage sans se rendre sur les installations.

 

 


Philips : Plus de flexibilité

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D.R.T.P : La lumière au service des surfaces engazonnées

DUBOST RÉSEAUX TRAVAUX PUBLICS 45, rue du Faubourg du Pont – BP 62 89600 SAINT-FLORENTIN Tél. : 03.86.35.24.24 contact@drtp.fr - www.drtp.fr
DUBOST RÉSEAUX TRAVAUX PUBLICS
45, rue du Faubourg du Pont – BP 62
89600 SAINT-FLORENTIN
Tél. : 03.86.35.24.24
contact@drtp.fr – www.drtp.fr

Le Tunnel de croissance est un équipement indispensable a une gestion efficace et aboutie des pelouses naturelles.

Cette technologie innovante crée artificiellement et efficacement les conditions de croissance optimale des gazons grâce à l’association simultanée de deux techniques reconnues : l’éclairage artificiel (stimulation photosynthétique) et l’élévation de la température par effet de serre. En plus d’augmenter la densité des gazons, cette technologie répare et protège en situation hivernale les zones décolonisées.

Le Tunnel de croissance trouve sa place sur toutes les surfaces engazonnées nécessitant un traitement local. (en-but, engagement, corner… ).

 

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Gerflor : Déplacez votre gymnase à l’extérieur

Les communes font face à une demande grandissante des clubs et associations pour obtenir des créneaux dans leurs gymnases. En plus des sports historiques comme le handball, le volley ou le basket, de nouvelles pratiques se développent de manière importante telles que le futsal ou la pratique handisport.

 

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Répondre positivement à l’ensemble des demandes reviendrait souvent à devoir construire un nouveau gymnase dont le coût est de plusieurs millions d’euros.

Et si la solution à ce dilemme se trouvait à l’extérieur du gymnase ?
Outre le confort de jouer en intérieur les pratiquants recherchent surtout une surface de jeu confortable et sécurisante. Toutes les communes sont dotées de surfaces de jeu extérieures le plus souvent en béton ou en enrobé.

N°29-SPORT-25Fort de plus de 70 ans d’expertise avec ses sols sportifs intérieurs Taraflex, Gerflor innove avec le lancement des dalles modulaires Sport Court dédiées à la pratique sportive en extérieur. Pas besoin de se lancer dans des travaux titanesques, l’installation des dalles se fait directement en recouvrement d’un terrain existant.
Pour exemple, une journée seulement sera nécessaire pour installer une surface de 1000m², tracés de jeu compris.

Les utilisateurs retrouveront des sensations de confort lors de la pratique sportive ainsi qu’un amorti en cas de chute. Ce qui est appréciable en comparaison des traumatismes que l’on peut rencontrer sur un terrain de jeu dur qui n’a aucune caractéristique sportive.

Les dalles Sport Court permettront aussi de donner un coup de jeune aux terrains grâce à une large palette de coloris disponibles.

GerflorÀ PROPOS DE GERFLOR

Gerflor propose des solutions de revêtements de sols et murs dé­diées à de nombreuses activités : sport, éducation, santé, industrie…
Gerflor est une entreprise française employant 3 500 collaborateurs à travers le monde dont plus de la moitié en France avec 3 sites de fabrication en région Rhône-Alpes.

 


C2S : Contrôle des sols sportifs

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COSEEC : Robot de tonte BIGMOW

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DOMO SPORT GRASSC : Expert en gazon synthétique

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Tarkett : L’usage polyvalent des équipements de sport indoor

Pour promouvoir les pratiques sportives de leurs habitants tout en optimisant leurs investissements, certaines collectivités souhaitent exploiter leurs équipements sportifs de façon polyvalente. Tarkett fait le point sur les revêtements de sol adaptés à leurs attentes.

Plusieurs critères influent sur le choix d’un revêtement de sol sportif : la discipline accueillie, le niveau de pratique, l’usage multisports de la salle… Pour répondre aux besoins des pratiquants de tous âges et de tous niveaux, dans des structures sportives spécialisées ou bien multi-activités, Tarkett propose une large gamme de surfaces sportives : vinyle, linoléum, parquet, solutions ponctuelles et surfaciques.

N°29-SPORT-76Divers usages pour les équipements sportifs

À l’heure où les collectivités et les associations s’emploient à mutualiser leurs équipements sportifs et à en diversifier l’usage pour réaliser des économies dans un contexte de restrictions budgétaires, il est nécessaire de bien évaluer le degré de polyvalence recherchée afin de définir un cahier des charges adapté en amont du projet. En effet, s’il est simple de faire cohabiter plusieurs disciplines sportives sur une même surface ; organiser des évènements extra-sportifs (forums, repas, vide-grenier, etc.) nécessite de s’équiper d’un revêtement de sol adapté.

Quel revêtement pour quelle polyvalence ?

La polyvalence légère
Pour équiper un gymnase dédié à des usages multisports intensifs ainsi qu’à des événements extra-sportifs légers, on favorisera des critères de performance et de polyvalence légère. L’Omnisports Reference est le sol vinyle sportif qui s’inscrit pleinement dans cette logique. Conforme à la norme EN 14904 et aux exigences de sécurité, de performance, de confort et de résistance dans la durée, il conviendra à une pratique scolaire jusqu’aux championnats nationaux. Sa construction autour d’un noyau répartiteur de charge lui permet notamment une excellente résistance au poinçonnement et permet donc la tenue des manifestations extra sportives légères.

L’excellente stabilité dimensionnelle de ce revêtement est compatible avec une pose libre GreenLay. Ce procédé, plus écologique, permet des économies de colle et de temps d’application puisque seuls 2% de la surface totale doivent être collés. Il empêche les remontées d’humidité et facilite l’accès aux supports en cas de réparation. La pose Greenlay est confortée par un avis technique.
La pose libre permet aussi de faciliter le retrait du revêtement lorsque celui-ci est en fin de vie et ce, sans endommager le support puisque la surface d’encollage est minime. Respectueux de l’environnement, les revêtements Omnisports sont 100 % recyclables et les chutes de pose peuvent être collectées et recyclées au travers de la filière Tarkett ReUse®.

Notons également qu’avec un taux d’émissions de COV inférieur aux normes européennes les plus strictes et sa technologie sans phtalate, les revêtements de sols vinyle Omnisports contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

 

La polyvalence lourde
Pour accueillir des activités locales extra-sportives lourdes et récurrentes, la solution la plus adaptée reste le sol surfacique Lumaflex Linosport xf². Ce système cumule la performance et le confort de jeu d’un parquet sportif (on le retrouve aussi dans de nombreux clubs de rollers) à une extrême robustesse, qui permet l’organisation d’évènements de grande ampleur comme les galas ou les concerts. Il bénéficie d’excellents retours d’expérience des nombreuses collectivités françaises qui l’ont choisi pour équiper leurs infrastructures.

Forte d’une expérience de plusieurs dizaines d’années dans la fabrication de sols sportifs, l’entreprise Tarkett accompagne les collectivités dans le choix du revêtement de sol adapté à leurs besoins et ambitions.

 

À noter qu’un revêtement de sol sportif ne sera qualitatif et performant que s’il est correctement mis en oeuvre. Pour ce faire Tarkett s’appuie sur des partenaires locaux spécialisés et agréés pour la pose de ces différentes solutions sportives.

 


L’engagement d’ENGIE Cofely Entretien avec Pierre Guyard, Directeur des Relations Institutionnelles d’ENGIE Cofely

engie cofelyLes équipements sportifs représentent des charges élevées pour le budget des collectivités locales. ENGIE Cofely met en œuvre des solutions innovantes, globales dans le but de diminuer les charges économiques et permettre de réduire leur impact environnemental.

Pierre Guyard
Pierre Guyard

Qu’apporte ENGIE Cofely aux collectivités locales en matière d’installations sportives ?

Les réalités budgétaires actuelles et la lutte contre le réchauffement climatique imposent aux collectivités une réduction sensible de leur consommation énergétique carbonée. Les équipements sportifs sont particulièrement ciblés. L’objectif est d’innover afin de combattre ces contraintes tout en garantissant l’accessibilité et l’amélioration du « vivre ensemble » que ces équipements représentent au coeur de la cité. ENGIE Cofely dispose en la matière d’un indéniable savoir-faire reconnu, qui lui permet de proposer une prestation de service globale. Nous sommes à même de diversifier les ressources énergétiques, en ayant recours au maximum aux énergies locales et renouvelables. Nos solutions permettent d’améliorer significativement l’efficacité énergétique des bâtiments, neufs ou anciens. Nous veillons également à faire évoluer les comportements des usagers, tout en leur offrant qualité de service et confort au quotidien.

Comment procédez-vous ?

J’illustrerais avec l’exemple de la communauté d’agglomération de Cergy Pontoise qui nous a confié dans le cadre d’un groupement d’entreprise, une délégation de
service public de 20 ans pour concevoir, financer, construire et exploiter un équipement emblématique de sports et de loisirs de 16 000 m2 (Shon). Baptisée Aren’ice, il comprend deux patinoires de taille olympique et une salle de 5 000 places. ENGIE Cofely prend en charge la gestion multitechnique du bâti, le gros entretien renouvellement et la gestion globale des fluides. Écoconçu, parfaitement isolé, cet équipement dispose d’un procédé de récupération de chaleur sur production de froid à base d’ammoniac (NH3), et une pompe à chaleur raccordée à un réseau de chaleur biomasse.

Avez-vous des obligations de résultats ?

Tous les contrats de performance énergétiques gagnés par ENGIE Cofely intègrent une garantie de résultats avec un protocole de mesure et de vérification.
Prenons l’exemple de Bourg Saint-Maurice, qui s’est donné pour objectif de réduire de 36 % les consommations énergétiques de son parc immobilier dans le cadre de son opération Cap Énergie pour 18 bâtiments (dont quatre sportifs).

ENGIE Cofely a remporté un marché global de performance énergétique. Afin d’atteindre les objectifs fixés, le marché associe des actions de performance énergétique (travaux sur le bâti et sur les équipements techniques) à l’exploitation et la maintenance des bâtiments avec la fourniture d’énergie. Ce «packaging » global comporte une enveloppe travaux de 4 M e TTC étalés sur 5 ans avec obligation de résultats : toute dérive de consommation est prise en charge par l’entreprise ce qui est un gage supplémentaire pour la commune.

 

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Les piscines sont souvent très fréquentées par les usagers, mais leurs coûts de fonctionnement restent élevés. Quelle solution proposez-vous en ce domaine ?

Après une expérience de 15 années sur le centre aquatique de Bois-Colombes, ENGIE Cofely et Récréa se sont associés pour développer Swimdoo. Cette offre innovante permet de gérer dans la durée à la fois l’animation et l’exploitation technique des équipements, avec un partenaire unique pour les collectivités. Swimdoo répond aux exigences énergétiques, tout en prenant en compte le besoin grandissant de sport, de bien-être, de santé, de lien social et générationnel. Pour chaque type d’usagers, nos équipes développent une approche spécifique : espaces, ambiances, services, qualité de l’eau, qualité de l’air, avec un recours toujours accru aux énergies renouvelables et au numérique ce qui nous permet de rester à l’écoute de l’évolution des attentes des usagers.

 


EDF Collectivités : Un complexe culturel et sportif à haute performance énergétique

N°29-SPORT-139Inauguré en juin 2016, Le Caméléon est un équipement collectif dont le projet a été porté par la ville de Pont-du-Château (63) et la communauté urbaine Clermont Auvergne Métropole. Pour ce bâtiment innovant, utilisant des technologies peu carbonées, EDF a conçu et mis en service un système de production d’énergie qui associe géothermie et pompe à chaleur.

Le Caméléon porte bien son nom. Ses lignes épurées, ses arêtes vives, son béton anthracite teinté dans la masse rappellent l’émergence des roches volcaniques locales et, avec ses toitures végétalisées, il se fond parfaitement dans le paysage du Puy-de-Dôme.

La réussite de cet équipement – qui réunit une salle de sport, une salle de spectacle et un espace polyvalent – ne se limite pas au talent de ses deux architectes, Rudy Ricciotti et Nathalie Deyrat. C’est aussi celle de la ville de Pont-du-Château et de la communauté urbaine Clermont Auvergne Métropole, qui ont fait preuve d’une ambition élevée à tous égards : maîtrise de la deman­de d’énergie, réduction de l’empreinte carbone (- 80 % par rapport à une solution classique), optimisation des coûts d’exploitation et de maintenance, performance énergétique et performance acoustique.

Face à ces enjeux, l’histoire du projet n’aurait pas été la même sans la mobilisation du groupe EDF. La direction Commerce Auvergne-Rhône-Alpes d’EDF a ainsi conclu un marché de service avec la ville de Pont-­­­du-Château, qui souhaitait être éclairée sur ses choix de solutions énergétiques du bâtiment.

Dans ce cadre, EDF a présenté au maître d’ouvrage les systèmes de chauffage et de refroidissement envisageables. Ensuite, avec l’appui de sa R&D, EDF s’est chargée d’apporter son expertise en matière de performance énergétique lors des phases d’analyse fonctionnelle des travaux, de conception et de mise en service.

 

La réussite de cet équipement – qui réunit une salle de sport, une salle de spectacle et un espace polyvalent – ne se limite pas au talent de ses deux architectes, Rudy Ricciotti et Nathalie Deyrat.

Esprit de concertation

Aujourd’hui, la ville a choisi Netseenergy, filiale d’EDF, pour réa­liser le suivi de la performance. « Le numérique et l’énergie sont aujourd’hui de plus en plus liés, EDF et ses filiales développent de nombreuses offres digitales qui permettent de vivre l’énergie autrement. En tant qu’interlocuteur de proximité des territoires, c’est notre devoir d’apporter aux collectivités les solutions les plus innovantes du marché », indique Christian Missirian, directeur EDF Commerce Auvergne-Rhône-Alpes.

En matière énergétique, la principale innovation du Caméléon est le « géocooling » . Grâce à des sondes géothermales plongeant à 100 mètres de profondeur, cette technologie permet de rafraîchir gratuitement le bâtiment pendant l’été. Les besoins de chauffage sont, quant à eux, satisfaits par une pompe à chaleur connectée aux sondes.

« Dans un souci d’économie, mais aussi de préservation de l’environnement, nos clients s’orientent de plus en plus vers des offres fondées sur une utilisation intelligente et vertueuse de l’énergie, comme ici avec une offre de réutilisation de l’énergie », note Christian Missirian. S’ajoutent des chauffe-eau thermodynamiques, capables de capter les calories dans l’air ambiant afin de produire de l’eau chaude sanitaire.

« Si le client n’avait considéré que le montant de l’investissement initial, d’autres options auraient sans doute été retenues, explique Thierry Mège, directeur développement territorial Auvergne chez EDF. La confiance qui s’est instaurée avec la ville, l’exploitation du retour d’expérience de notre R&D, l’esprit de concertation manifesté par le bureau d’études local R3I, en charge de la maîtrise d’œuvre au moment d’analyser les différentes solutions techniques, ont abouti à un choix écologique et éclairé ».

Fernand Buisson, adjoint au maire de Pont-du-Château, met en avant l’importance du travail accompli par EDF. « Nous avons pu nous appuyer sur EDF pour simplifier l’installation, avec pour conséquences une maintenance facilitée et des performances énergétiques supérieures ». Pour preuve, Le Caméléon est classé A en termes d’émissions de CO2 et affiche une performance thermique supérieure de 13 % à la réglementation nationale !

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ROGER BONNENFANT, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT FEDAIRSPORT

Des équipements adaptés aux évolutions des collectivités territoriales : nouvelles pratiques sportives, développement durable

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Roger Bonnenfant

On en est progressivement passé d’une politique d’opérations ponctuelles, fonctionnelles et techniques, à une approche où l’homme a pris une place prépondérante et où l’adéquation entre offres et demandes doit s’établir en réseau au sein de territoires cohérents, en s’inscrivant dans une démarche de développement durable de ces territoires.

Evolution des politiques équipements sportifs

La période 1965-1980 a vu le territoire grossièrement maillé par des investissements massifs, grâce à une politique nationale centralisée à partir d’installations standardisées, d’une planification forte, largement subventionnée.
Les équipements ont été conçus pour satisfaire les impératifs scolaires et de compétition, au moindre coût, en cernant au plus juste les surfaces et les volumes. D’où une conception utilitaire, répétitive, dont la sécheresse se traduisait aussi dans la gestion.

A partir du milieu des années 70, une réflexion est menée sur la conception des équipements pour répondre à l’évolution des modes de vie et de la demande, à l’augmentation et la diversification de la pratique (femmes, troisième âge…), à la demande de loisir et de pratique individuelle hors encadrement. Au-delà des impératifs de base (fonctionnalité, sécurité, hygiène), les utilisateurs demandent une qualité service. Ils recherchent agrément, confort, accueil, animation, convivialité…

Des opérations innovantes offrent sur un même lieu des activités sportives et non sportives et des services permettant de varier les plaisirs, facilitant l’utilisation des établissements, favorisant les relations humaines et multipliant les motivations de fréquentation (remise en forme…). Elles mettent en évidence le rôle de l’insertion des équipements dans leur environnement. Ils doivent participer à la vie et à l’image de la cité.
Avec la fin des opérations industrialisées, de la procédure d’agrément de projets types, et la mise en place de la décentralisation, il revient aux collectivités territoriales d’apporter des réponses personnalisées. La programmation est reconnue comme une phase déterminante.

A la fin des années 90, on entre dans une logique d’aménagement des territoires. La coopération intercommunale est perçue comme un outil privilégié d’une cohérence spatiale et de l’accessibilité de tous aux pratiques sportives.

Parallèlement apparaît le concept de développement durable

Sa finalité est une amélioration de la qualité de la vie, compatible avec les ressources de la planète et sa capacité d’absorption de nos déchets et pollutions. Cette stratégie, vitale et urgente pour la survie de l’humanité (changement climatique..) tente de réconcilier l’efficacité économique, l’équité sociale et la qualité environnementale, de préserver et de réduire les inégalités et l’insécurité, en associant toutes les parties prenantes dans le cadre de la démocratie participative (gouvernance).
Le développement durable nous fait rentrer dans la complexité qui caractérise notre monde. Il recouvre de nombreux aspects qui interagissent et ne peuvent être traités séparément. Or il est trop souvent réduit aux préoccupations environnementales. Il ne peut se concrétiser que par une approche humaine des activités. Il induit une croissance différente grâce à un mode de vie où les relations, les services prendront le pas sur le toujours plus de consommation de biens matériels. Ceci ouvre un large espace aux Activités Sportives.

Concept non-naturel, processus d’amélioration continu devant s’inventer collectivement sous la responsabilité du politique, la réflexion et l’intelligence primant sur la technique, il est difficilement appréhendable car il ne prend corps qu’à moyen terme et appliqué à un territoire. Ce nouveau mode de pensée et d’agir, non-optionnel, s’impose à toutes les opérations à toutes les phases : planification, programmation, conception, réalisation, gestion, fin de vie. La notion de temps est essentielle. Urgence ne veut pas dire précipitation. Il faut concilier et les différents rythmes : politique, technologie, formation et information de tous…

Une des difficultés est le choix des critères d’évaluation en raison de ses multiples dimensions et de leurs interrelations et de l’évolution des objectifs, des connaissances, et des techniques (changement climatique…). Des tableaux de bord essaient d’apprécier les Agenda 21 locaux, l’Approche environnementale de l’urbanisme 2 (AEU2), les SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) et les PLU (plan local d’urbanisme), les ÉcoQuartiers, les EcoCités,…Denis Cheminade propose 20 enjeux discuté au sein de FEDAIRSPORT, issus des 20 engagements des EcoQuartiers, (Mettre en œuvre des équipements sportifs durables et responsables, p93, PUS).

Cette approche pousse aux innovations de toutes sortes. C’est ainsi que la révolution numérique, et en particulier le BIM (Building information modeling) la favorise.

 

PRINCIPAUX TEXTES :

– Les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par les Nation Unies (2015-2030) qui visent à mettre fin à toutes les formes de pauvreté, à combattre les inégalités et à s’attaquer aux changements climatiques, en veillant à ne laisser personne de côté. Ils s’appuient sur les huit objectifs du Millénaire (2000-2015) pour le développement (OMD),
– les ensembles de normes ISO 9000 (management de la qualité), ISO 14000 (management environnemental), ISO 26000 (responsabilité sociétale des organisations et entreprises, sur la société), ISO 20121 (Systèmes de management responsable appliqués à l’activité événementielle, adoptée à l’occasion des JO de Londres en 2012),
La Charte de l’environnement (2004), texte de valeur constitutionnelle,
La stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2015-2020
(SNTEDD), suite de la stratégie nationale de développement durable 2010-2013 (SNDD), avec sa déclinaison pour le Sport,
– Le plan national santé environnement (PNSE3) 2015-2019,
La stratégie nationale pour la biodiversité, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (2016),

 

LES PROCEDURES :

– la ville durable, les ÉcoQuartier, les EcoCités, les Smart cities (Villes intelligentes),
– Les Contrats de plan État-Région,
– Le Label transition énergétique et écologique pour le climat, les Plans Climat Air Energie Territoriaux (PCAET Territoires à Energie Positive pour la Croissance Vert),
– le Label E+C- : à l’horizon 2018, la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte fixe l’objectif d’une réglementation environnementale ambitieuse pour les bâtiments neufs avec la prise en compte du poids carbone tout au long du cycle de vie, et à l’horizon 2020, la généralisation des bâtiments à énergie positive. Le label E+C- a été créé pour anticiper cette future réglementation et expérimenter. Pour les bâtiments non résidentiels, voir le site de Certivea (www.certivea.fr/offres/label-e-c#title1).
– les Agendas 21 locaux, programme d’actions sur un territoire (Sommet de la Terre de Rio en 1992). Le Cadre de référence (Août 2013) consacre un chapitre « pratiques sportives »,
– l’Approche environnementale de l’urbanisme 2 (AEU2), méthodologie au service des collectivités locales et des acteurs de l’urbanisme pour les aider à prendre en compte les principes et finalités du développement durable dans leurs projets,
La loi SRU (2000) qui a institué les SCOT (Schémas de Cohérence Territoriale) et les PLU (Plans Locaux d’Urbanisme), documents d’urbanisme expressions d’un projet de développement durable exprimé dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable). La loi ALUR (2014) qui a officialisé les PLUi (PLU intercommunal),
– Le code des marchés publics, qui fait expressément référence au développement durable,
– La Haute Qualité Environnementale (HQE), conçue par l’association, initialement centrée sur l’environnement (14 cibles) prend maintenant en compte la totalité du développement durable à partir de 4 principes (Qualité de la vie, Respect de l’environnement, Performance économique, Management responsable) qui facilitent la transversalité et incitent les acteurs à travailler ensemble, à agir de façon responsable et à innover. Voir les certifications délivrées par Certivéa.
– les Diagnostics Territoriaux Approfondis dans le champ des activités physiques et sportives (DTA).
– Signalons l’initiative de la Seine-Saint Denis qui a établi un schéma de cohérence territoriale des équipements sportifs pour rétablir l’égalité des territoires (SCOTES).
– Notons enfin que le ministère des Sports dispose d’une mission développement durable.

Comment les activités sportives peuvent s’inscrire dans le développement durable

Sur les plans social, environnemental, économique, aménagement, santé, les activités sportives ont de forts impacts. Mais on ne peut les positiver, tout en allant vers une adéquation entre offres et demandes, qu’au niveau de territoires pertinents, de bassins de vie, à travers un véritable réseau de lieux de pratiques formant un ensemble. L’émergence de nouveaux espaces de solidarité, métropoles, agglomérations et autres structures intercommunales, constitue une opportunité.
La voie la plus efficace est de concevoir des projets de développement durable de territoires dans lesquels les activités sportives sont intégrées, pour optimiser leurs impacts et favoriser les synergies. Cela demande un effort collectif de l’ensemble des acteurs (démocratie participative) : collectivités territoriales de différents niveaux, professionnels (planification à la fin de vie), responsables du milieu sportif et utilisateurs qui doivent être partie prenante active dans les lieux de concertation, en tant que citoyens concernés par tous les aspects de la vie et du développement du territoire, et apporter en plus leur connaissance du « sport ».
Cela nécessite des outils adaptés. Nous avons proposé au Ministère des Sports, qui a entamé une réflexion sur l’avenir du RES (Recensement des Equipements sportifs), des observatoires, s’appuyant sur des diagnostics territoriaux, conçus pour être compatibles à différentes échelles territoriales.

Par rapport au développement durable, citons 2 cas :
Le grand enjeu de la ville durable (55% de la population mondiale en 2015, 80% en France). Comment rendre la ville moderne plus humaine, plus habitable, adaptée au réchauffement climatique, moins polluante, moins prédatrice d’espace, plus ouverte à la nature. Le « sport », pratiqué en milieu artificiel, dans les espaces publics ou en milieu naturel en périphérie immédiate, a toute sa place.
Les pratiques en milieu naturel explosent. Cela ne va pas sans difficultés : utilisation trop intensive pouvant porter atteinte à la flore et à la faune (biodiversité), aux sols, engins motorisés (roulants, volants, flottants), aménagements mal conçus de cours d’eau. Mais pratiquées et gérées intelligemment elles peuvent contribuer à la valorisation et à l’entretien de cet espace.

L’étude, « Le sport, un levier pour le développement durable des territoires » réalisée par AIRES (Prédécesseur de FEDAIRSPORT) et ETD (ex filiale de la CDC et de la DATAR) en 2007, à partir de l’analyse de cas réels, a mis en évidence la diversité des champs dans lesquels les collectivités s’appuient sur le sport (développement économique, cohésion sociale, éducation, aménagement du territoire, attractivité, environnement), et la nécessité pour les collectivités et les acteurs locaux du sport de renouveler en profondeur leurs logiques de partenariat. Cette démarche d’observation territoriale doit être poursuivie.

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Roger Bonnenfant
Secrétaire général adjoint de FEDAIRSPORT
www.fedairsport.com


JEAN-MARC SENTEIN PRÉSIDENT DE L’ANDIISS

Redonner une “seconde vie” à des équipements

Dès 1964, une amicale des directeurs de piscines formalisait un premier réseau qui, en 1979, prit le nom d’Association nationale des directeurs et des intervenants d’installations et des services des sports (ANDIISS). Son président, Julien Burnay, laissa alors sa place en 1986 à Jean-Paul Delanoy qui lança notre devise : « Soyons plus performants ensemble ».

Jean-Marc Sentein
Jean-Marc Sentein

 

Entretien avec Jean-Marc Sentein, Président de l’Association nationale des directeurs et des intervenants d’installations et des services des sports Directeur des sports et de l’événementiel à la mairie de Muret

Pouvez-vous nous présenter le réseau national de l’ANDIISS ?

La défense des métiers et des intérêts de la filière sportive ainsi que l’organisation de journées d’études sur les problématiques du sport territorial furent ses principales initiatives… toujours en vigueur aujourd’hui.
Ce réseau est plébiscité par l’ensemble des acteurs du sport (ANDES, AMF, ministère des Sports, chambres régionales des comptes, Parlement, etc.) mais surtout, il se veut professionnel et convivial. Un état d’esprit et un professionnalisme qu’ont su préserver les anciens présidents de l’ANDIISS.
L’ANDIISS, réseau national, est découpé en régions afin de renforcer la notion de proximité. Des Journées d’études régionales sont organisées tout au long de l’année pour s’informer, se former, échanger entre territoriaux du sport.

Chaque région est composée d’un bureau autonome dans la gestion de sa région qui constitue le conseil d’administration de l’ANDIISS. Le CA national chapeaute les régions et organise les JEN (Journées d’études nationales) très prisées de nos partenaires institutionnels, collègues et partenaires privés qui aident notre structure.

Un réseau qui a aussi une vocation syndicale et offre aux membres une protection juridique et réalise de nombreux partenariats avec les universités, le CNFPT sur la partie formation et bien sûr le mouvement sportif pour être plus performant ensemble !

Dès lors, comment, notamment avec l’ANDES et l’AMF, collaborez-vous afin de mettre en place les meilleures pratiques identifiées dans votre association ?

De véritables partenariats ont été réalisés (avec convention) avec l’ANDES et l’AMF en particulier pour participer à la commission sport de cette association, mais aussi ensemble « peser » auprès du ministère des Sports. Une collaboration essentielle et appréciée par l’État et qui permet à l’ANDIISS d’amener son expertise technique au sein de ces instances décisionnaires.

Deux commissions importantes peuvent résumer les actions menées par ces trois acteurs à savoir :

  • La présence active à la Cerfres (Commission d’examen des règlements fédéraux relatifs aux équipements sportifs) qui est une formation restreinte du Conseil national du sport. Les missions principales de la Cerfres étant d’anticiper les modifications des règlements des fédérations et d’adapter les calendriers de mise en conformité des équipements, limiter les impacts financiers et environnementaux des projets de règlements fédéraux et enfin optimiser la capacité d’utilisation des équipements sportifs. Véritable instance décisionnaire qui a validé depuis 2010 près de 15 règlements (football, basket, structures artificielles d’escalade, pistes de BMX, etc.) et plus récemment le nombre de vidanges obligatoires dans les piscines publiques en France (deux à une au minimum/an).
  • Le travail réalisé avec le département action sociale, éducative, sportive et culturelle de l’AMF sur de nombreuses thématiques où l’expertise de l’ANDIISS est sollicitée (le sport à l’école, rôle des collectivités en matière d’équipements sportifs…), mais aussi notre présence à la commission sports de l’AMF sur des problématiques en lien avec notre domaine de compétences.

 

Une association (AMF) qui nous permet aussi d’avoir des collègues convoqués et auditionnés par des députés et/ou sénateurs, missionnés par le Premier ministre ou ministres, sur des sujets (piscines, éducation sportive de la maternelle à l’université, etc.).

 

Il faut garder présent à l’esprit le fait que les équipements servent de support tant à la pratique sportive qu’aux politiques sociales et éducatives sur le territoire. Du sport de haut niveau au sport scolaire et sports pour tous, l’éventail est large.
Il faut garder présent à l’esprit le fait que les équipements servent de support tant à la pratique sportive qu’aux politiques sociales et éducatives sur le territoire. Du sport de haut niveau au sport scolaire et sports pour tous, l’éventail est large.

À l’heure où beaucoup d’équipements sportifs deviennent obsolètes, quelles solutions préconisez-vous afin de les rénover et de mutualiser leurs fonctions à l’échelle intercommunale ?

D’après les données du ministère des Sports, les collectivités territoriales gèrent et sont propriétaires de près de 80 % des équipements ou espaces sportifs en France. Ces dernières participent de plus en plus à la transformation, à la réorganisation ou à la structuration des territoires concernés, qu’il s’agisse de zones intercommunales, de communes, de quartiers, etc.) en permettant une accessibilité plus importante aux pratiques sportives, une mutualisation des moyens et une plus grande variété des activités proposées.

Cependant, l’état de ce « parc sportif » est vieillissant puisque toujours d’après le ministère des Sports (source : recensement des équipements sportifs) l’année moyenne de mise en service date de 1986, si on exclut l’arrivée des équipements sportifs dits « de proximité » et accessibles au plus grand nombre.

Les équipements servent de support à la politique sportive, mais aussi aux politiques éducative et sociale du territoire. Compte tenu de ces finalités, l’État, entre les années 1960 à 1980, a favorisé, au travers de certains plans, le développement d’un parc sportif « classique » composé principalement (car ces constructions étaient considérées comme un service d’intérêt public) de piscines, de terrains de grands jeux et de gymnases (types Cosec). Depuis les années 2000, l’offre s’est largement diversifiée et la conception des espaces sportifs est à compléter, à inventer voire à transformer. Il devient intéressant de passer du concept de « territoire sportif traditionnel » (normalisé, normé et codifié) à celui de « lieu de pratique » (plus ouvert et multifonctionnel). Cette évolution est toutefois freinée car les communes ne peuvent guère résister aux exigences des clubs de haut niveau et les demandes sont d’autant plus fortes qu’elles sont liées à une adaptation nécessaire à la réglementation fédérale (pelouse en herbe, sol en parquet, éclairage, etc.). Sans cette conformité aux normes, le club peut même être pénalisé sportivement par les instances fédérales.

Dans ce contexte, redonner de la « vie » à certains équipements laissés à l’abandon (terrains de tennis, de hand, hangars, halles, terrains stabilisés, etc.) ou vieillissants comme les Cosec, peut être une des solutions adaptées aux moyens des collectivités.
L’exemple de la réhabilitation d’un complexe évolutif couvert (Cosec) en 2009 à Muret (31) a permis de donner une seconde vie à cet équipement sportif de plus de trente ans, situé dans un quartier relevant de la politique de la ville, tout en répondant aux normes actuelles et aux besoins des utilisateurs. Compte tenu du coût (1,3 million d’euros TTC subventionné pour moitié par la région et l’État), les élus ont rapidement privilégié cette solution qui a permis de :

  • partir de la structure d’origine qui était bien préservée : 4 salles pour une superficie sportive de 1 600 m2 ;
  • prévoir des travaux d’isolation, d’acoustique, de bardage, de reprise des sols, de chauffage (avec une pompe à chaleur et des panneaux solaires) ;
  • reprendre le hall d’accueil qui était peu adapté.

 

Au final, ce projet de réhabilitation s’est concrétisé par des salles avec des qualités acoustiques, d’éclairement et de chauffage très appréciées, mais aussi par une nouvelle distribution des lieux d’accueil pour les pratiquants et publics sans oublier une meilleure gestion « fonctionnelle » des vestiaires et sanitaires. Le nouvel équipement se révèle bien pensé pour les pratiques actuelles (gymnastique, sports collectifs de salle dont le Futsal, etc.) et reste adapté aux normes fédérales.

Cet exemple peut être préconisé et transposé sur tout le territoire vu le coût accessible pour réhabiliter ce type de gymnase, « solide structurellement », certes moins adapté aux goûts actuels mais possédant tout de même de réels atouts en espaces sportifs. Des projets comme la réhabilitation des piscines Tournesol de Blois ou celle d’Agde ont permis ainsi de redonner une « seconde vie » à des équipements.

 

 


ARMELLE DAAM DIRECTRICE GÉNÉRALE DU CNDS

Assurer un rééquilibrage de l’offre sportive sur les territoires fragiles et aux handicaps lourds Entretien avec Armelle Daam, Directrice générale du Centre national pour le développement du sport

Le 1er mars 2017, le Centre national pour le développement du sport (CNDS) avait déjà retenu 82 projets d’équipements sportifs de proximité dans le cadre de l’héritage de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques de 2024.

Armelle Daam
Armelle Daam

Quel impact a d’ores et déjà la confirmation de l’organisation des JO 2024 pour le sport français ?

Les Jeux olympiques et paralympi­ques (JOP) constituent, par leur retentissement, un incomparable outil de promotion. L’accueil des Jeux sera une opportunité exceptionnelle pour favoriser l’activité économique, promouvoir la France, ses territoires, développer l’activité et amplifier le rayonnement du pays. Les Jeux constitueront un puissant levier au service des progrès des territoires attendus par la population.

Les Jeux sont avant tout une fête du sport, et contribueront amplement au développement de la pratique sportive dans le pays. Ils auront aussi un impact sur la qualité des équipements sportifs : la France peut profiter de l’événement pour rattraper son retard dans ce domaine. Les années de préparation des Jeux permettront de mettre les installations sportives en conformité, notamment sur les règles d’accessibilité.

Les Jeux sont un levier puissant. Il est essentiel de les intégrer dans une stratégie édifiée aux côtés des territoires, autour d’une vision de long terme, et d’impliquer tous les acteurs concernés.

Dès lors, après ces JO, quels différents projets permettront d’en conserver l’héritage? Quels publics sont particulièrement visés (féminin, en situation de handicap, etc.) ?

L’État soutient et accompagne Paris pour l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Avec le plan Héritage Paris 2024, le CNDS participe à la construction du programme sociétal autour des Jeux, et accompagne le développement de la pratique sportive sur l’ensemble du pays.

Ce plan Héritage Paris 2024 con­sacre 20 M€ au bénéfice des Français et des territoires, dont 1 M€ au profit de la préparation paralympique, et 10 M€ aux équipements sportifs de proximité. La construction d’équipements sportifs de proximité – prioritairement des plateaux multisports et de fitness – est au cœur du plan Héritage : ces équipements offrent aux habitants, en accès libre, un espace répondant à leurs attentes et leurs besoins d’activité physique. Ils permettent également une utilisation mutualisée avec les clubs et les écoles et sont fondamentaux, tant pour des communes rurales que pour des communes urbaines composées de populations en manque de lien social.

Les Jeux seront un accélérateur de développement pour les territoires, et notamment la Seine-Saint-Denis, le département le plus jeune et cosmopolite de France.

 

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Enfin,  quels efforts sont également initiés à l’égard des territoires ultramarins ?

L’examen des équipements sportifs ultramarins révèle un déficit par rapport à la métropole. Face à ce constat, en septembre 2016, Patrick Kanner, alors ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, avait annoncé lors de son déplacement dans les Antilles et en Guyane  un plan de développement pluriannuel. Pour tenir compte de la situation spécifique des territoires d’outre-mer, le CNDS a établi un plan de développement pour aider à la construction et à la rénovation des équipements sportifs ultramarins et à l’acquisition de matériel :  sont éligibles les équipements sportifs de toute nature, en construction ou en rénovation, incluant l’accessibilité aux personnes en situation de handicap. Ce plan privilégie l’optimisation des équipements existants et l’installation d’équipements légers (terrains de proximité multisports, bassins hors sol…).

Laura Flessel, est allée dès son arrivée à la tête du ministère des Sports faire un point d’étape dans les Antilles sur la mise en œuvre de ce plan et l’utilisation des 10 millions qui y ont été consacrés pour sa première année. Les retours positifs ont été unanimes.

C’est bien toute la mission du CNDS, d’assurer un rééquilibrage de l’offre sportive sur les territoires fragiles et aux handicaps lourds (éloignement, insularité, risques sismiques).

 


L’ÉCONOMIE DU SPORT UN SECTEUR EN CROISSANCE RÉGULIÈRE

La mobilité et l’expertise en projets publics sportifs, les composantes intrinsèques de PR SPORT

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La société PR SPORT a su se faire sa place dans le secteur de l’ingénierie sportive. Elle ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin et nourrit encore beaucoup d’ambition pour l’avenir.

Pierre REMON dirigeant du bureau d’études est un homme passionné,  après avoir été cadre technique dans le premier groupe de construction d’équipements sportifs,  il crée sa société, avec comme motivation de fonder une entreprise dans laquelle il aurait aimé travailler en tant que salarié.

Le nouvel entrepreneur a défini très vite sa stratégie autour de deux axes principaux. Tout d’abord, le souhait de se spécialiser et de n’intervenir qu’exclusivement sur les projets publics sportifs puis également de s’astreindre à une très grande mobilité et diversité géographique.

STADE RENE LONG - 2015 - GUYANE - CLASSE III
STADE RENE LONG – 2015 – GUYANE – CLASSE III

Une diversité qui a fait partie de l’ADN de la société PR SPORT dès le départ. Elle a commencé par l’aspect géographique et ce désir d’aller au-delà de la métropole. « Ce fût très difficile au départ car les déplacements coûtent très chers et sont éprouvants dans leur régularité. J’ai toujours eu cette volonté de garder un niveau de réactivité très haut, ce qui me conduit régulièrement à sauter dans le premier avion pour faire naître ou suivre un projet. Avec la multiplication des projets réalisés, je peux dire que l’export m’amène beaucoup de partage d’expérience, de techniques et d’aventures humaines. ».

PR SPORT réalise plus de 75 % de son chiffre d’affaires en Maîtrise d’œuvre. L’arrivée de nouvelles personnes dans l’équipe a permis de diversifier très rapidement ses domaines de compétences : maîtrise d’œuvre, programmation, assistance à maîtrise d’ouvrage ou encore schéma directeur, qui est une nouvelle carte dans l’équipe. « C’est vraiment très intéressant d’avoir cette approche transversale du métier. Nous sommes capables d’intervenir de la première définition du besoin jusqu’à la réception du chantier, en passant par le carnet de détails techniques et le plan de financement».

 

EN CHIFFRES…

♦ Une équipe de 4 personnes 
 ♦ Un dirigeant avec plus de 19 ans d’expérience en sol sportif 
 ♦ 25 chantiers de pistes d’athlétisme 
 ♦ 200 chantiers de terrains de grands jeux 
 ♦ Une cinquantaine d’autres équipements sportifs : skatepark, court de tennis, complexe de boule, halle de sport, stade de tir,  gymnase, beach, workout …

 

STADE MOULAY ABDELLAH - 2016 - RABAT - EQUIPEMENT CLASSE I MONDIAL
STADE MOULAY ABDELLAH – 2016 – RABAT – EQUIPEMENT CLASSE I MONDIAL

 

Pierre REMON admet, comme beaucoup de ses confrères, que le secteur a beaucoup changé.  «Dans les projets sportifs, on voit l’apparition de nouveaux bureaux d’études qui ne s’inspirent pas de l’expérience ou du professionnalisme des quelques rares BE spécialisés en ingénierie sportive. Il est même effarant d’observer qu’un projet sur deux est conduit sans une assurance décennale de conception spécifique au terrains de sports ».

Un travail de sensibilisation doit être mené en direction des Maîtres d’Ouvrages : « Le fait qu’il y ait plus de monde et moins de compétence laisse une réelle place à des sociétés comme la nôtre, qui mise sur la technique, le respect du code des marchés et la conduite de projets. Il y a vraiment un travail à faire dans l’identification de la mieux-disance chez les MOE, c’est capital. La conjoncture fait que la pression sur les décideurs, que sont les collectivités, engendre, malheureusement, un attrait vers la moins-disance. C’est un échec de dépense publique surtout dans l’ingénierie et la prestation intellectuelle. Au- delà du risque d’une démarche frauduleuse, sélectionner un bas prix, c’est l’assurance d’acheter un défaut de compétence ».

Malgré la conjoncture actuelle, Pierre REMON reste confiant pour l’avenir de sa société : « Le futur est peut-être compliqué mais il y aura toujours de la place pour les entreprises qui donnent satisfaction. Nous allons continuer notre développement. Nous continuerons à nous déplacer car la mobilité est une composante intrinsèque de notre société. Nous travaillerons là où on aura besoin de nos compétences partout à travers le monde ».

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STADE OCEAN – 2017 – LABENNE – CLASSE IV

 

PR SPORT : Bureau d’Études et d’Ingénierie Sportive
22 rue Maurice Ravel à LABENNE (40530)
05 59 70 47 43
contact@prsport.fr
www.pr-sport.fr


Global Turf France le marché de l’occasion a du bon!

Global TurfCréée en 2014, la société Global Turf France propose aux collectivités et aux professionnels des espaces verts, une sélection de machines de seconde main, reconditionnées jusqu’au châssis, pour un coût d’acquisition pouvant aller jusqu’à 50 % du prix neuf.

 

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Les machines reconditionnées sont démontées pièce par pièce, puis remontées intégralement en remplaçant les éléments défectueux : pneumatiques, freins, éléments de coupe…

 

Vous souhaitez acquérir une tondeuse rotative de la marque Toro ? Un tracteur compact John Deere, ou un transporteur Cushman ? Jusqu’à présent, deux choix étaient possibles : soit acheter du neuf auprès d’un concessionnaire, soit trouver un matériel d’occasion, souvent vétuste, non garanti et à la durée de vie incertaine.
Seul problème si l’on choisit la première solution : le prix d’acquisition, jugé trop onéreux par les gestionnaires.

Mais aujourd’hui, avec l’arrivée de Global Turf France en 2014, filiale de l’entreprise mondialement connue Global Turf Equipment, une troisième option, est alors possible : le marché du reconditionné.

DOSSIER IT29.pdfFaire du neuf avec du vieux !

Depuis trois ans, l’entreprise s’est fait une réputation auprès des professionnels. Ses prestations ? Reconditionner du matériel d’occasion, importé exclusivement des États-Unis, et proposer, sept semaines plus tard, du matériel refait à neuf à la clientèle (collectivités, entreprises du paysage, intendants de golf…).
« Arrivées en direct des USA, les machines sont intégralement examinées par les équipes techniques, incluant châssis, éléments de coupe, système hydraulique, système de freinage, pneumatique… Toutes les pièces défectueuses sont remplacées par nos soins puis remontées une à une avec des pièces d’origine » indique François Jullien, président de Global Turf France.

Grâce à son expertise unique, la société s’est imposée aujourd’hui comme une référence sur le marché de la seconde main.

S’adapter à la demande des clients, tel est l’objectif de la société à travers une large gamme d’équipements : tondeuses, aérateurs, transporteurs, tracteurs, pulvérisateurs, épandeurs…

« Notre objectif est de travailler dans la durée avec nos clients. C’est un véritable contrat de confiance et ce sont nos meilleurs commerciaux. En effet, l’achat d’une nouvelle machine est une décision lourde de conséquences. Et il est difficile de trouver le meilleur compromis entre prix, durabilité, facilité d’entretien et maintenance. L’acquisition d’une machine d’occasion chez Global Turf France est donc un acte de gestionnaire avisé : obtenir la qualité, le choix, la sécurité et le prix dans le même achat. Cela existe depuis vingt ans aux États-Unis et depuis trois ans en France ».

Graphique de dépréciation d’une machine neuve
Graphique de dépréciation d’une machine neuve

La solution anti-crise

La majorité des machines proposées à la vente ont moins de trois ans, peu d’heures au compteur et sont garanties un an pièces et main-d’œuvre et pour des prix toujours très attractifs, allant de 30 à 50 % du prix du neuf.

Annonce
Annonce

« Acheter un équipement neuf est un investissement assez lourd, difficile à amortir, surtout lorsque l’on connait la vitesse à laquelle se déprécie un achat neuf. Dès la deuxième année, la machine perd 50 % de sa valeur initiale ». Des chiffres qui incitent à la réflexion. « Ainsi, acheter un maté­riel de deux à trois ans permet d’économiser les premières mensualités, sans pour autant compromettre les objectifs de rendements car un matériel reconditionné assez récent est un matériel qui assure le même service qu’un équipement neuf  » insiste François Jullien.

Et toutes les marques du marché sont disponibles : Ransomes Jacobsen, John Deere, Toro, Kubota, Wiedenmann… La liste est longue !

Au total, Global Turf propose un catalogue de plusieurs centaines de produits.

Une demande spécifique ? Global Turf se met aussitôt en quête de la perle rare. Répondant aux appels d’offres, la société accompagne également ses clients dans le choix d’un modèle et fournit des conseils personnalisés.

 

 


ÉRIC DALIGAULT, CO-PRÉSIDENT DE L’UNION SPORT ET CYCLE

Les équipements sportifs de proximité un enjeu majeur pour le développement des activités physiques et sportives

Plus encore depuis la désignation de la France et Paris pour accueillir les Jeux olympiques en 2024, le sport et plus généralement les activités physiques et sportives deviennent un élément important dans le quotidien de beaucoup de Français.

Éric Daligault

Entretien avec Éric DALIGAULT, Co-président de l’UNION sport et cycle et Directeur GÉNÉRAL de KOMPAN

Ainsi plus de 29 millions déclarent pratiquer une activité physique de façon régulière. Comme le traduisent les études menées par l’Union sport & cycle, nous constatons une profonde mutation dans les modes et les lieux de pratiques. Ainsi les Français apprécient de plus en plus les pratiques et les sports qui permettent d’entretenir son « capital santé » et offrent une grande accessibilité (running, fitness, vélo,…)

Une autre grande mutation concer­ne les lieux de pratique !

Si pour les Français la pratique dans les associations sportives et dans des infrastructures municipales reste largement installée, il y a incontestablement une montée en puissance impressionnante des sports qui se pratiquent de manière autonome et en plein air. D’ailleurs, lorsque l’on interroge nos concitoyens sur leur intention de pratiques dans le futur, ils estiment que l’avenir du sport se dirige surtout vers une pratique « autonome », « outdoor » et vers des activités axées sur le « bien-être ».

Ainsi les Français revendiquent selon nos études des attentes fortes sur les infrastructures communales en accès libre ! Des attentes qui se concentrent sur les infrastructures ouvertes à tous : 37 % des personnes ont des attentes fortes vis-à-vis des structures sportives mises à disposition dans leur commune, notamment les aires de jeux, les terrains multisports et les aires de fitness de plein air !

 

N°29-SPORT-48

 

Ces tendances qui se confirment et se renforcent au fil des ans imposent aux communes et aux collectivités territoriales une profonde réflexion et remise en question de leur politique publique en matière de pratique sportive. Car au-delà de la simple activité physique, le sport porte aussi des enjeux de santé publique, de mixité sociale.

Les entreprises de l’Union sport et cycle, spécialisées dans les équipements sportifs de proximité, fortes de leur connaissance du marché et de son évolution, se positionnent résolument comme partenaires des collectivités territoriales afin de les aider à répondre au mieux aux besoins de leurs concitoyens.

 

UNION SPORT ET CYCLE
3, rue Jules Guesdes 92300 LEVALLOIS PERRET
Tél. : 01 47 31 56 23

 

N°29-SPORT-49

 


CYRIL CLOUP DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ANDES

Rendre aux élus locaux en charge du sport une reconnaissance amplement méritée Entretien avec Cyril Cloup, Directeur général de l’Association Nationale des Élus en charge du Sport

Le label Ville active & sportive a été créé pour valoriser les initiatives et les politiques sportives des villes.

Quelle est l’histoire de ce label, pouvez-vous nous expliquer votre démar­che ?

Cyril Cloup
Nous avons fait le constat avec l’Union que les initiatives et actions des villes en matière sportive étaient peu ou pas assez valorisées. Et nous recherchions à l’ANDES un outil de valorisation des multiples initiatives des villes actives et sportives.

Pourtant, avec plus de 12,1 mil­liards € par an de dépenses dédiées à ce secteur, les collectivités locales constituent de loin le premier finan­cement public du sport en France. Or leur valorisation n’est clairement pas au niveau de leur investissement. Ce label était donc le moyen, selon nous, de rendre aux élus locaux en charge du sport une reconnaissance amplement méritée et un encouragement à poursuivre leur engagement au service des concitoyens. Ce projet est une première en Europe et sert d’aiguillon pour les travaux de la Commission européenne.

Comment les élu(e)s ont-ils accueilli cette initiative ?

Avec un enthousiasme que nous connaissions pour les côtoyer au quotidien, mais qui nous a surpris et dépassés de par son ampleur !
En effet, avec 384 dossiers de candidatures déposés la première année, c’est un résultat qui démontre que cette démarche correspond bien à une demande forte des élus locaux.. Pour sa première édition, 174 villes ont obtenu le label.

Jury 2016 Label VAS avec le parrain Tony Estanguet.
Jury 2016 Label VAS avec le parrain Tony Estanguet.

L’intérêt du label est-il différent en fonction de la taille des communes ?

Il n’y a pas de label différent selon la taille des villes candidates, elles reçoivent un cahier des charges indicatif pour élaborer leur dossier, seule l’analyse des candidatures s’effectue par taille de population pour relativiser les données. Il a vocation à valoriser et récompenser les villes quelle que soit leur taille, qui « proposent une offre d’activités physiques et sportives innovante, de proximité et accessible au plus grand nombre ». Ce label est accordé pour une durée de deux ans à compter du lendemain de la remise officielle.

 

« Avec la désignation de Paris 2024, nous devons profiter de cette opportunité pour assumer et valoriser l’ambition sportive des villes et de la Nation. »

En quoi ce label est une opportunité pour les villes, les citoyens et les entreprises ? Quels sont les enjeux ? Pouvez-vous illustrer par quelques exemples ?

L’acquisition de ce label leur donne une visibilité nationale de leur politique sportive, il crée également une dynamique positive auprès de la population et des associations sportives qui œuvrent quotidiennement avec leurs bénévoles.

Certains élu(e)s nous ont indiqué que cela a permis d’appuyer et de faire avancer des projets sportifs qui étaient en attente. C’est également un sentiment de fierté pour le territoire, à l’exemple de la ville de Pointe-à-Pitre qui a officialisé cette distinction lors de la visite du ministre des Sports Thierry Braillard en février dernier.

Label villes 2016
Label villes 2016

La pratique d’activités physiques et sportives est en pleine mutation ; quelles sont les perspectives de développement du label Ville active et sportive dans les années à venir ?

Le cahier des charges du label devra s’inscrire dans cette évolution – il le fait déjà – des pratiques sportives et valoriser les initiatives innovantes. Pour la deuxième année, il a mis l’accent sur les enjeux sociétaux en termes de mobilité active, d’éducation, de santé publique, de lien social, de féminisation des pratiques, et d’attractivité du territoire. Les politiques spécifiques relatives au handicap, à la féminisation, au développement durable, à la citoyenneté, seront scrutées avec attention. Des déplacements sur le terrain sont prévus afin de valider les dossiers de candidature des villes. Avec la désignation de Paris 2024, nous devons profiter de cette opportunité pour assumer et valoriser l’ambition sportive des villes et de la Nation.

Le Conseil national des villes actives et sportives (CNVAS) qui associe le ministère des Sports et l’Union, a été officialisé lors du congrès de l’ANDES en octobre en présence de la ministre des Sports, Laura Flessel.

 


SPORT POUR TOUS

PCV collectivités Entretien avec Guy RICARD, Directeur de PCV COLLECTIVITÉS

PCV COLLECTIVITES 1182 Rue de la Gare 79410 Echiré 05 49 25 23 78 www.pcvcollectivites.com
PCV COLLECTIVITES
1182 Rue de la Gare 79410 Echiré
05 49 25 23 78
www.pcvcollectivites.com

PCV COLLECTIVITES est aménageur d’espaces ludiques et sportifs. Par ludique, il faut entendre les aires de jeux pour enfants. Les espaces sportifs sont les terrains de sports, les terrains multisports, les salles omnisports. Nous intervenons de la conception à la proposition commerciale, jusqu’à la mise en place et à la maintenance.

ANALYSE DES ENJEUX …

Les pratiques des activités sportives pour ce qui concerne les collectivités territoriales sont clairement impactées par les évolutions budgétaires à venir, c’est-à-dire la recherche d’optimisation des coûts, la recherche d’équipement de priorité, alliée à une grande durabilité.

 

Démarche Pcv Collectivités

 

LA CONVERGENCE DU SAVOIR …

En matière d’innovation, notre recherche et nos propositions sont des propositions de produits ou de solutions qui ne nécessitent pas ou peu d’entretien (par exemple, pour les jeux d’enfants des structures acier ou aluminium, plutôt que du bois),

  • qui proposent des installations simples pouvant être réalisées par les agents territoriaux (avec une assistance éventuelle de notre entreprise),
  • qui apportent des solutions adaptées aux enjeux des collectivités (tailles des aires de jeux, contraintes budgétaires), en réalisant des produits « sur mesure ».

Comment PCV Collectivités intègre les contraintes ?

Pour ce qui concerne les aires de jeux, nous proposons et conseillons plusieurs types de solutions aux collectivités :

  • des aires de jeux adaptées aux surfaces disponibles (ceci en particulier dans les cours d’école).

Ce sont des produits sur mesure.

  • des sols de sécurité pour les aires de jeux (en particulier dans les écoles) qui proposent des prix et une durabilité performante.
    A ce titre, la gazon synthétique, avec une couche amortissante (le Proplay), présente un coût réduit de 50% et une grande durabilité par rapport au sol souple « habituel ».

 

Démarche Pcv Collectivités

Quels sont vos prochains défis ?

  • Donner à nos clients la capacité de « créer » ou de «dessiner » leur aire de jeux.
  • Optimiser les coûts (conception, réalisation, entretien).
  • Sortir des produits aire de jeux catalogues pour aller vers des produits souhaités et voulus, par nos clients.

 


EMMANUELLE ASSMANN PRÉSIDENTE DU COMITÉ PARALYMPIQUE ET SPORTIF FRANÇAIS

De trop nombreux freins dans l’accès à la pratique sportive des personnes handicapées Entretien avec Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité paralympique et sportif français

La France a obtenu, le 13 septembre 2017, l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Tout l’enjeu est d’en faire également un relais d’image pour les sports pour tous et les performances des athlètes en situation de handicap.

Emmanuelle Assmann
Emmanuelle Assmann

Quel est le nombre de personnes handicapées qui pratique une activité sportive ?

Aujourd’hui, les chiffres tangibles recensés en France sont ceux de la Fédération française handisport et de la Fédération française du sport adapté : le chiffre s’élève à ce jour à presque 100 000 licenciés. Cela ne reflète cependant pas l’ensemble de la pratique sur le territoire puisque bon nombre de sportifs en situation de handicap exercent une activité sportive en dehors de ces deux fédérations… La question du chiffrage réel de la pratique sportive par les personnes en situation de handicap est aujourd’hui une difficulté puisqu’il est malaisé de cerner un phénomène que l’on mesure mal. Par notre connaissance de la réalité du terrain, nous savons néanmoins qu’il existe encore de trop nombreux freins dans l’accès à la pratique sportive des personnes handicapées et que celle-ci pourrait être bien plus développée.

Les collectivités doivent-elles faire cet effort ?

La question traverse toute la société et ne concerne pas que les collectivités. L’avancée en France sur la question du handicap et sur la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap est réelle : la loi du 11 février 2005 en faveur de l’égalité des droits et des chances pose le principe de l’accessibilité des infrastructures et des transports. Des efforts importants ont été consentis et il est désormais impensable qu’un nouvel équipement sportif ne soit pas accessible même si nous devons encore travailler pour que l’accessibilité ne se limite pas à la construction de rampes pour personnes à mobilité réduite. Parallèlement, les collectivités ont massivement recruté dans leurs services des sports des personnes dédiées à plein temps, bien souvent d’ailleurs des personnes en situation de handicap, sur l’inclusion des personnes en situation de handicap et notamment grâce au développement de la pratique sportive en France. Les clubs, en lien avec les collectivités sont chargés d’accueillir tous les publics. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à se déclarer auprès du ministère des Sports comme structures d’accueil adaptées. Les éducateurs bénéficient d’une certification complémentaire leur permettant d’encadrer de façon optimale des personnes atteintes d’un handicap physique, moteur ou mental.

Par ailleurs, le CNDS a dédié 2 millions d’euros sur sa ligne nationale au profit de l’accessibilité des installations sportives et de l’achat de véhicules adaptés, à disposition des collectivités.

Mais la question de l’accessibilité n’est que la partie immergée de l’iceberg. Les axes d’amélioration passent par la formation, l’information, la lutte contre la sédentarité, la prise en compte des enfants en situation de handicap dans l’élaboration des activités périscolaires. Il faut désormais faciliter l’accès à la pratique grâce à un travail collectif qui réunit l’État, les acteurs du sport, les structures d’accueil… Il faut favoriser le travail et la sensibilisation dans les écoles primaires, la prise en charge des élèves pendant les cours d’EPS, la formation des professeurs des écoles.

N°29-SPORT-58Quel sera l’impact de Paris 2024 pour les personnes handicapées ?

L’attribution des Jeux paralympiques en 2024 permettra de faire un bond énorme. Ces Jeux permettront une accessibilité sur tous les sites de compétition et dans les lieux de célébration. Les supporters, familles, français et étrangers, pourront profiter de cet événement d’envergure grâce à un accueil adapté. Les Jeux à Paris sont synonymes d’inclusion sociale, d’accessibilité… ils signifient un accélérateur de changement, un moteur de progrès. Nous devons saisir cette formidable opportunité pour que les progrès en matière d’accessibilité s’étendent au-delà de ce qui est prévu aujourd’hui. Je pense en particulier au métro dont les anciennes stations ne sont pas accessibles à ce stade.

L’Héritage des Jeux, axe fort du COJO, sera bénéfique aux Parisiens, aux Franciliens mais pas que… L’organisation de ces Jeux doit favoriser une dynamique et une progression à l’échelle nationale, régionale et locale.

 


BÉATRICE BARBUSSE PRÉSIDENTE …

Les pratiques évoluent, et doivent être accompagnées Entretien avec Béatrice Barbusse, Présidente du conseil d’administration du Centre national pour le développement du sport de mars 2017 à décembre 2017, Secrétaire Générale de la Fédération Française de Handball

Le Centre national pour le développement du sport (CNDS) milite pour un sport accessible à tous les publics.

Béatrice Barbusse
Béatrice Barbusse

Quelle est l’évolution de la pratique sportive en France ces dernières années, toutes catégories de population confondues ?

Par sa fonction éducative et intégratrice, le sport agrège de multiples enjeux. La pratique sportive est porteuse d’émancipation et d’insertion : c’est pourquoi il est essentiel que les acteurs publics prennent en compte les activités sportives dans leurs politiques publiques. Cette détermination passe par une compréhension des évolutions de la pratique, pour s’adapter aux mutations.

Différentes transformations des pratiques ont été identifiées : massification, accès élargi – bien que cet accès reste dépendant de variables socio-démographiques, essor des pratiques libres. À ces renouvellements, s’ajoutent des évolutions relatives au profil des pratiquants : rapprochement des taux de pratique femme/homme, taux de pratique entre secteur rural et urbain équivalent.

Les pratiques évoluent, et doivent être accompagnées : dès 2013, l’action du Centre national pour le développement du sport (CNDS)  s’est ainsi recentrée sur la réduction des inégalités d’accès à la pratique sportive et au développement du sport pour tous.

Dès lors, quelles grandes inégalités notez-vous encore dans cet accès à une pratique sportive, notamment au niveau du public féminin et des personnes en situation de handicap mais aussi selon les territoires ?

Les pratiques se transforment, mais les inégalités à l’accès au sport demeurent. Faciliter la pratique sportive des Français est un domaine d’action important de la politique  sportive, et le CNDS, en sa qualité d’opérateur, participe à ces objectifs.

Cela se traduit par la correction des inégalités d’accès à la pratique en visant les publics les plus éloi­gnés : publics féminins, publics des zones rurales ou des quartiers politiques de la ville (ex-zones urbaines sensibles), publics handicapés.

10 millions d’euros de financements du CNDS sont ainsi accordés à la Fédération française han­dis­port (FFH), à la Fédération française du sport adapté (FFSA) et à l’ensemble des fédérations agissant dans le cadre de la promotion de la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap. Une enveloppe spécifique accessibilité dotée de 2 millions d’euros existe depuis 2014 en matière de remise à niveau des équipements sportifs.

L’action du CNDS favorise des offres qui répondent aux enjeux sociaux (cohésion, développement des territoires, développement économique, santé…), en faveur des personnes éloignées ou n’ayant pas accès à une pratique régulière. Garantir l’accès à l’activité physique et sportive pour tous et à tous les âges de la vie est une priorité du CNDS.

N°29-SPORT-65Enfin, les collectivités ont-elles, aujourd’hui, les moyens financiers de réduire ces inégalités ?

Au côté des collectivités, le CNDS agit comme un acteur de la réduction des inégalités d’accès à la pratique, en ciblant son champ d’intervention et en identifiant, en liaison avec le mouvement sportif, les publics et les territoires à appuyer en priorité. Les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les populations les plus écartées de la pratique représentent le plus fort potentiel de développement du sport. La ministre des Sports Laura Flessel a fixé le cap avec 3 millions de pratiquants comme objectif.

Le CNDS concentre donc ses moyens là où les besoins sont les plus forts, pour un effet-levier et correcteur. En 2016, le CNDS a attribué près de 20  millions d’euros aux structures développant des actions en faveur des femmes et des jeunes filles, ce qui a permis la réalisation de près de 7 500 actions sur le territoire.

 


MALIK SÈNE ADJOINT MAIRIE DE LUCÉ

Le sport doit être accessible à tous Entretien avec Malick Sène, Administrateur de l’ANDES, adjoint au maire de Lucé chargé de la politique de la ville, de la jeunesse et des sports

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont souvent moins équipés que la moyenne des territoires alors que la pratique sportive constitue un axe fort des politiques de cohésion sociale et territoriale. Un paradoxe, mais aussi, une équité à rétablir et un enjeu prioritaire.

Malick Sène
Malick Sène

Comment la pratique d’une activité sportive participe-t-elle au mieux vivre ensemble dans les quartiers ?

Les activités physiques et sportives sont facteur de lien social, intergénérationnel et par là même des outils de mixité sociale. Elles sont également vecteurs de valeurs éducatives, de solidarité et de tolérance, en un mot de citoyenneté. Mais n’oublions pas qu’elles peuvent également être facilitateur d’insertion et d’inclusion sociale.

De ce fait, un équipement sportif doit être perçu comme un lieu de vie. Sa réalisation demande une vision globale de l’aménagement urbain lui permettant ainsi de créer de l’animation et une dynamique territoriale au sein du quartier. Une interconnexion doit être recherchée entre les autres espaces de vie, les structures institutionnelles les associations de quartier, voire les conseils citoyens afin de tendre vers son « utilité sociale ».

Dès lors, comment associer les habitants en amont afin que les nouveaux équipements sportifs correspondent réellement à leurs attentes ?

La concertation est un des enjeux clé. Elle intervient aux différentes étapes de la vie du projet dès le début de la réflexion. Elle va aider à cibler et à comprendre l’ensemble des besoins et des attentes des principaux acteurs (habitants, futurs utilisateurs, etc.) tant au niveau de l’offre sportive que des éléments techniques qui sont liés à l’équipement ; je pense notamment aux vestiaires, espace de réunion éventuel, etc. Il est nécessaire de veiller à ce qu’il y ait une appropriation de l’équipement par les concitoyens et non confiscation de celui-ci par une partie des utilisateurs.
Lorsqu’il y a acceptation et appropriation, les attentes exprimées en amont correspondent à la finalité de l’équipement.

La concertation est un enjeu clé, en amont d’un projet d’équipement de sport.
La concertation est un enjeu clé, en amont d’un projet d’équipement de sport.

Enfin, comment ce travail collaboratif est-il facteur de cohésion sociale avec des équipements accessibles à tous?

Partant du principe que le sport doit être accessible à tous et ainsi être considéré comme un « service public », les acteurs publics doivent essayer de lever les freins qui font qu’aujourd’hui encore trop de catégories de personnes restent éloignées d’une pratique sportive. Je pense notamment aux personnes en situation de handicap, aux femmes et autres personnes en situation de précarité financière.

Par ailleurs, le principal objectif recherché à travers la mise en place d’un travail collaboratif vise à faire en sorte que l’équipement réalisé convienne au plus grand nombre mais également facilite la cohabitation de tous dans le respect des personnes et des différences. En un mot créer du lien social.

 


ARIELLE PIAZZA, Présidente du CNDS

Nous ne devons plus penser le sport sans les femmes Entretien avec Arielle Piazza, Présidente du CNDS (Centre national pour le développement du sport), Adjointe au maire de Bordeaux chargée des sports et ex-vice-présidente de l'Andes (Association nationale des élus en charge du sport)

En France, les femmes ont 2 fois moins accès que les hommes à la pratique sportive dans certains territoires. Le taux de licenciées féminines dans certaines fédérations sportives très populaires est de seulement 4 %. Et seules 20 % des femmes qui font du sport le font dans un club (1).

Arielle Piazza
Arielle Piazza

Quelle est votre analyse de la pratique du sport par les femmes ?

Nous pouvons considérer qu’il existe une évolution dans le domaine du sport féminin mais des entraves restent fortes. Je pense notamment au fait que le sport a été inventé pour et par les hommes. La prédominance compétitive, tournée autour de la performance, est une caractéristique surtout masculine. Cet état d’esprit a éloigné les femmes du sport d’autant plus qu’elles ne bénéficiaient pas d’offres sportives très ciblées. C’est la raison pour laquelle, dans ma jeunesse, j’ai réalisé un parcours sportif dans un environnement à dominante masculine. Pourtant, je pense que la mixité des pratiques est un atout ; la présence des hommes comme des femmes est nécessaire pour faire grandir le sport. Nous ne devons donc plus penser le sport sans les femmes.

De plus, il faut cesser le bricolage. Aujourd’hui, il nous faut un cap, des perspectives et de nouvelles organisations. La Conférence permanente du sport au féminin, à laquelle l’ANDES est représentée, est en ce sens une bonne initiative. Il faut en effet fédérer les organisations sportives mais aussi celles des collectivités, des fédérations, etc., afin de partager nos préoccupations et nos diagnostics. Il s’agit aussi d’identifier les évolutions des pratiques sportives et impliquer les femmes dans la gouvernance, leur donner des responsabilités. Notons que le sport féminin est désormais un secteur porteur. À tous les niveaux, collectivement et structurellement, cette dynamique doit s’enclencher mais nous n’y parviendrons que s’il existe une vraie volonté de changement dans un contexte où, aujourd’hui encore, les ancrages structurels, que j’observe tous les jours, demeurent.

Par ailleurs, c’est la raison pour laquelle nous avons constitué cette année au sein de l’ANDES, une commission interne « Sport au Féminin » qui travaille au développement de la pratique sportive féminine. À ce titre, nous avons mis en place courant septembre 2017 une enquête visant à étudier les politiques sportives des collectivités locales en faveur du sport féminin afin d’identifier les freins et les prérogatives pour accompagner ce développement.

« Il apparait que dans les quartiers populaires la fréquentation des équipements sportifs est à forte dominante masculine alors que dans les quartiers socialement privilégiés, il existe une quasi égalité. »

Aujourd’hui, les équipements sportifs sont-ils adaptés au sport féminin ? Quelles sont les attentes, les perceptions, des femmes en la matière ?

Nous devons non seulement être dans l’impulsion mais la réponse doit venir des collectivités, donc des équipements. Pour donner envie aux femmes de faire du sport, les vestiaires doivent par exemple sentir bon et être traités à égalité avec ceux des hommes. Dans la même idée, un gymnase doit être envisagé dans son accueil et son architecture comme un espace de bien-être. Puisque la plupart des nos équipements sont aujourd’hui obsolètes, ils nécessitent un vrai travail de réhabilitation qui peut sortir de la logique d’une pratique exclusivement masculine.

À cet égard, je travaille au sein d’un Observatoire à Bordeaux dont la mission vise à analyser la façon dont les femmes voient nos équipements, le nombre d’entre-elles qui les fréquente, etc. J’ai demandé à une stagiaire géographe d’étudier tous les équipements et tous les quartiers de la ville. Il apparait que dans les quartiers populaires la fréquentation des équipements sportifs est à forte dominante masculine alors que dans les quartiers socialement privilégiés, il existe une quasi égalité. Selon les disciplines proposées (volley, fitness, etc.), le nombre de femmes peut aussi être plus élevé. Cette étude a également révélé l’abandon d’une pratique sportive par des femmes au bout de trois mois. Après avoir interrogé les présidents de clubs et les bénévoles, il s’avère que cet abandon résulte d’un horaire, 21h-22h30, compliqué mais surtout d’un éclairage absent pour accéder à l’équipement. Autrement dit, ces femmes ont peur de sortir le soir, les conditions sont inconfortables.

Désormais, lorsque des équipements sont construits ou rénovés, nous consultons les pratiquantes afin qu’elles donnent leur avis à l’architecte et à la collectivité porteuse du projet. Elles sont là pour vérifier si le projet correspond à leurs attentes. C’est ainsi que nous avons agrandi, au dernier moment, un vestiaire dédié aux femmes, qui, pour une raison inconnue, avait été réduit par rapport aux plans initiaux où il était de même taille que celui des hommes. Nous nous sommes aussi rendu compte que l’éclairage était dominant sur la structure pour mettre en valeur l’architecture mais qu’il était très faible au niveau des accès. Début octobre, je rencontrerai aussi toutes les associations de femmes qui discuteront avec une architecte amenée à développer un projet pour créer un trait d’union entre un quartier politique de la ville (QPV) et un éco-quartier à dominante plus aisée. L’idée est que les femmes des quartiers populaires bénéficient autant du nouvel équipement que leurs homologues. Cette démarche pour toute nouvelle structure est désormais systématique. Les équipements sont en effet un incitateur à la pratique. Il est primordial de s’intéresser au public féminin car il ne faut pas oublier que notamment dans ces quartiers politiques de la ville, les femmes se retrouvent souvent en retrait. Aussi, nous avons un devoir d’intégration qu’une entrée par le sport peut faciliter.

Nous travaillons aussi avec des urbanistes afin de mettre en place un mobilier urbain intelligent qui permette une qualité de vie portée par des pratiques sportives en accès libre. Il s’agit alors de bien les positionner pour, une nouvelle fois, favoriser une mixité dans les usages. Enfin, en mai 2017, nous avons mis en place une activité physique gratuite encadrée dans tous les quartiers, à la même heure le samedi. Depuis le lancement, cette activité est fréquentée par 87% de femmes. Autrement dit, grâce à cet encadrement, cette offre apparait aux femmes plus sécurisée et correspondant à leurs attentes (pratiques douces comme le fitness, la marche nordique, etc.). Cette action s’inscrit dans une logique de prévention qui vise à préserver le capital santé de nos concitoyennes, un véritable enjeu de politique publique.

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Quelles solutions doivent êtres mises en place pour s’adapter à l’emploi du temps des femmes ?

À travers notre Observatoire, nous constatons qu’il n’existe que très peu d’offres sportives féminines entre 20h et 21h30. Dans nos contrats d’objectifs, nous demandons aux clubs d’orienter, autant que faire se peut, leur gouvernance vers la parité, de changer les horaires et d’organiser des journées de sensibilisation et de découvertes. Nous constatons néanmoins que les clubs s’inscrivent toujours dans un esprit de compétition au lieu de s’ouvrir aux publics féminins ou familiaux. Les femmes ne se retrouvent donc pas dans cette offre alors qu’elles ont une grande connaissance des pratiques sportives. En effet, ce sont elles qui gèrent les allées et venues de leurs enfants dans les clubs. De ce fait, en attentant leurs progénitures, elles lisent toutes les affiches du club mais ne se retrouvent pas dans ce qui est proposé. C’est la raison pour laquelle, et cela fonctionne, il est nécessaire que les clubs proposent des activités durant la journée, un créneau plus adapté aux femmes.

Dans les collectivités, nous pouvons également prendre des initiatives. Je pense, par exemple aux « dimanche sans voiture » où, à Bordeaux, des activités sportives permettent à une partie des 30% des Bordelais qui ne faisaient jusqu’alors aucun sport de venir faire du fitness, de la marche nordique, etc. La démarche de proximité, au plus près des habitants, est importante car elle peut ensuite orienter des femmes vers des clubs. Autre exemple, en été, nous offrons quatre semaines de sport gratuit qui accueillent 40 000 personnes dont 70% d’adolescents. Ces derniers sont composés pour moitié d’adolescentes. Lorsque nous organisons un événement de grande ampleur, nous arrivons ainsi à attirer un public féminin. Les obstacles à la pratique sportive féminine doivent être levés très rapidement par des démarches nombreuses, de proximité ou à grande échelle, qui démontrent, in fine, que faire du sport, pour toutes les femmes, c’est possible.

 

(1). Source : www.sports.gouv.fr

 


NORMES ET RÉGLEMENTATIONS

Qualisport : garantir la pérennité des ouvrages spécialisés

N°29-SPORT-12


PIERRE GREGOIRE MEMBRE CERFRES

Contre l’inflation et l’incohérence normatives

On le sait, la complexité est source de lenteurs dans le lancement de projets d’aménagement et d’équipements. Le secteur du sport n’échappe pas à cet écueil. Car, si elles sont nombreuses, les normes et réglementations peuvent aussi, sur certains points, être contradictoires…

Pierre Grégoire

Entretien avec Pierre Grégoire, Secrétaire général adjoint de l’Association nationale des élus en charge du sport, membre de la Commission d’examen des règlements fédéraux relatifs aux équipements sportifs (Cerfres), pemier adjoint au maire d’Ézanville chargé du sport.

Comment se traduit concrètement l’inflation normative dans le secteur du sport dans une ville comme Ézanville ?

En tant que membre de la Cerfres, je participe aux réunions organisées régulièrement au ministère des Sports afin d’étudier les normes et les règlements fédéraux. Il est parfois difficile de mettre en œuvre un nouveau règlement. Par exemple, les communes peuvent interdire l’utilisation des colles et résines sur les terrains de hand-ball, dont le coût de nettoyage des surfaces de jeu reste très onéreux. La Fédération nationale de hand-ball a estimé que c’était le rôle des mairies de prendre des arrêtés en ce sens. À Ézanville, j’ai donc pris un arrêté interdisant ces produits mais, plus largement, il n’est pas possible de contrôler l’effectivité de cette action sur tout le territoire. Pourtant, il est nécessaire de comprendre qu’il est très difficile et, surtout, très onéreux techniquement, de supprimer ces colles et ces résines. Par contre, pour les terrains de football par exemple, il est nécessaire de faire contrôler certains équipements chaque année. Ces mises aux normes s’avèrent d’autant plus coûteuses que très peu d’entreprises sont spécialisées dans ce domaine et appliquent donc des tarifs élevés.

Quelles sont les propositions de l’ANDES concernant l’implication et la concerta­tion des communes, les principaux finan­ceurs du sport en France, en la matière ?

À travers, le réseau de l’ANDES formé par près de 4 000 communes, nous essayons de réduire les impacts que peuvent engendrer ces normes pour les collectivités locales. Par exemple, les chaises hautes des arbitres ne sont pas similaires pour le tennis et le badminton. De plus, il est désormais demandé d’installer des tapis pour délimiter les terrains de badminton, une contrainte financière mais aussi de stockage pour les ranger. Enfin, les fédérations sportives souhaitent supprimer quasiment toutes les lignes dans un gymnase afin de ne conserver que celles utilisées pour leur sport.
C’est la raison pour laquelle, la concertation entre tous les acteurs (État, fédérations, collectivités locales) doit être privilégiée en amont de l’édiction de règlements fédéraux et des normes, pour tenir compte des conséquences financières qui s’ensuivront pour les collectivités locales (propriétaires de 80 % des équipements sportifs et premier financeur public du sport en France).

La notice d’impact fournie par les fédérations, constitue une avancée importante pour quantifier la portée de leurs projets et justifier l’intérêt de ces évolutions règlementaires pour leur discipline.

Nombreuses, les normes et réglementations applicables aux équipements sportifs, d’origines diverses, peuvent aussi, sur certains points, être contradictoires... Il est urgent de poursuivre le « choc de simplification ».
Nombreuses, les normes et réglementations applicables aux équipements sportifs, d’origines diverses, peuvent aussi, sur certains points, être contradictoires… Il est urgent de poursuivre le « choc de simplification ».

Mais la production de réglementations et de normes moins contraignantes peut aussi permettre de réaliser des économies. Comment faire aboutir ce message ?

L’action des élus locaux est impactée chaque année par un ensemble de mesures réglementaires et normatives. En 2015, l’ANDES a réalisé une étude sur « Quinze ans d’actions sur les règles fédérales et normes sportives » afin de mettre en lumière les impacts financiers pour les collectivités.

Après cinq mois de travail sur cinq règlements fédéraux et une norme, l’ANDES a estimé que les économies potentiellement réalisées par les collectivités représenteraient 300 millions à un milliard d’euros.

Nous avons ainsi réussi à convaincre les instances ministérielles qu’une seule vidange par an pour les piscines au lieu de deux pouvait suffire, tout en veillant à la qualité des eaux. Cette réduction du nombre de vidanges annuelles, permet désormais aux communes une économie annuelle de 30 millions d’euros (en tenant compte de la fermeture de la piscine pendant la vidange, de la consommation d’eau, d’électricité, de chauffage, les coûts en personnel…).

Incontestablement, la diminution des normes se traduit par des économies. Nous nous battons à l’ANDES pour limiter l’inflation normative. Bien entendu, par ce biais, il ne s’agit pas de diminuer la sécurité des équipements sportifs malgré les coûts importants qu’elle génère pour les communes.

 


PISCINES, ESPACES SPORTIFS ET GESTION DE L’EAU

CEG : ingénierie des équipements

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BC INOXEO : L’art du bassin inox Entretien avec Jacky HUET, Directeur de BC INOXEO

Zone Industrielle Saint Barthélémy – BP 85, 45110 Châteauneuf-sur-Loire Tél. : +33 (0)2 3858 4353 www.bcinoxeo.com
Zone Industrielle
Saint Barthélémy – BP 85, 45110 Châteauneuf-sur-Loire
Tél. : +33 (0)2 3858 4353
www.bcinoxeo.com

N°29-SPORT-134Pouvez-vous nous présenter BC INOXEO ?

BC INOXEO est une filiale du Groupe BAUDIN CHÂTEAUNEUF, leader dans sa spécialité de concepteur-constructeur-installateur de bassins de piscine en inox tant pour la réhabilitation de piscines existantes que pour la construction de nouvelles piscines.

Quels avantages offrent les piscines en inox ?

L’intérêt est multiple tant sur le plan financier, pratique et qu’esthétique. Tout d’abord, les coques en inox offrent une parfaite étanchéité et des structures très homogènes aux formes libres. Ensuite, le matériau garanti d’une part une grande résis­tante aux chocs ce qui est un point fondamental dans le cadre de la mise en place d’activité ludique comme l’Aquabike et en raison de la surface lisse, l’inox offre une excellente hygiène et nécessite l’utilisation de moins de produits d’entretien donc par voie de conséquence entraine une diminution des coûts d’entretien et de maintenance. Par ailleurs les délais de fabrication sont réduits. Enfin, l’inox sublime la couleur qui donne à l’eau cette belle couleur d’un bleu glacier incomparable.

N°29-SPORT-136Quelle réponse apportez-vous aux collectivités face aux restrictions budgétaires ?

Les enveloppes budgétaires sont de plus en plus contraintes. C’est pourquoi BC INOXEO, fort de sa stratégie d’innovation, a développé en 2017 le procédé INOXINOV’. Sa particularité est d’associer un fond en membrane armée PVC aux quatre parois verticales en inox. L’intérêt porte sur trois axes : investissement de départ moindre (l’économie est de l’ordre de 8 à 15 %), membrane PVC de couleur remplaçable tous les 10 ans, capacité d’évolution de la piscine vers du tout inox dès que l’enveloppe budgétaire le permet.

INOXINOV’ a été nominée aux Trophées de l’Innovation en 2017 lors du Colloque Piscines de Demain.

 


ZELLER : déjà plus de 200 bassins inox construits

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RETOUR D’EXPERIENCE : GILLES FARGETON DGAST A BISCARROSSE

Gestion équipements aquatiques retour d’expérience

Entretien avec Gilles Fargeton, Ingénieur Principal, membre AITF et Directeur Adjoint des Services Techniques à Biscarrosse ET Florent Dubois, Ingénieur Principal, président AITF Sud-Ouest Limousin, membre du Groupe de Travail « Architecture et Bâtiment», responsable bâtiments et sécurité à Biscarrosse.

Florent Dubois
Florent Dubois

Pouvez-vous nous présenter votre équipement aquatique et le mode d’exploitation associé.

Notre piscine est une piscine «Tournesol », issue du programme national « 1 000 piscines  » lancé à la fin des années 60. C’est un process industriel, toutes les piscines de ce type (près de 200 en tout sur le territoire), signées de l’architecte Bernard Schoeller, ont strictement – au départ en tout cas – la même forme, la même implantation, les mêmes équipements. Seule la couleur de la toiture pouvait changer ! Du fait même de son âge – la piscine de Biscarrosse a été mise en fonction en 1975 – l’équipement a toujours été exploité par les services communaux. C’est toujours le cas, à l’exception de la chaufferie qui fait partie du contrat P3 souscrit par la ville avec un prestataire privé.

Une piscine est un équipement qui déborde d’une vision purement sportive et dynamique de territoire. C’est aussi un outil économique qui doit être maîtrisé en toute connaissance de cause. Quels sont les avantages et inconvénients d’un équipement ancien en gestion directe en termes financiers et gestion au quotidien ? Ce mode d’exploitation vous convient-il ? Pourquoi ?

La gestion directe est historique ; la compétence en termes d’équipements sportifs n’a pas été transférée à la communauté de communes des Grands Lacs dont Biscarrosse fait partie. Seul un changement dans ces attributions pourrait susciter une modification du mode d’exploitation. L’avantage est une excellente connaissance de l’équipement par les équipes municipales, tant au service « Sport Jeunesse Enfance Éducation » qui gère l’activité dans l’établissement, qu’au service Bâtiments en charge de son entretien technique et patrimonial.

À priori ce mode d’exploitation satisfait tout le monde à l’heure actuelle. Les difficultés rencontrées tiennent plus à l’âge de la structure qu’à son mode d’exploitation.

 

N°29-SPORT-80

Les besoins des citoyens évoluent, en conséquence l’organisation des activités physiques et sportives et la performance des équipements aussi. Votre piscine est-elle évolutive en aménagement et équipements ? Dans ce cas est-elle un frein ou un accélérateur ? Pouvez-vous développer ?

Là encore le poids des années induit la réponse à la question. Conçu il y a presque 50 ans, l’équipement biscarrossais répondait à la demande de l’époque. Sa conception « industrielle » en rend l’évolutivité très compliquée. Si elle répond plus ou moins quantitativement à la demande avec son unique bassin de 25 m, elle ne répond pas aux tendances actuelles ludiques des structures nautiques.

Un exemple très simple : toute l’astuce de la conception tient au fait que l’ensemble bassin / vestiaires / locaux techniques (hors chaufferie et filtration) est concentré dans ce dôme caractéristique. Pour des raisons pratiques le sol est structuré en « relief » de sorte que toutes les cloisons sont situées sur des points hauts, facilitant ainsi l’évacuation de l’eau vers des siphons placés au centre des pièces, bien entendu aux points bas. Cette conception même rend quasi impossible une modification du cloisonnement sans toucher à toute la structure du sol ! Comment dans ce cas gérer l’accessibilité de la piscine sans une très lourde dépense ?

N°29-SPORT-81Quelles sont vos pistes d’amélioration pour un équipement efficient qui combine optimisation des coûts et pleine adéquation avec la demande des pratiquants? Quels sont vos objectifs prioritaires ?

Dans un premier temps, nous avons fait une démarche de « pérennisation » de notre piscine en la fai­sant labelliser « Patrimoine du XXe siècle » par le ministère de la Culture. Quitte à gérer un bâtiment ancien, autant lui donner un titre ! Ce label ne vaut pas classement au titre des Monuments historiques, mais il est là pour témoigner de l’aspect remarquable de sa conception, notamment par sa charpente métallique pionnière à l’époque.

Nous avons par ailleurs réalisé il y a 5 ans la réfection totale de la couverture. Là encore à équipement particulier démarche particulière : la couverture est constituée de « tuiles  » de plusieurs mètres de longueur, en matériau synthétique. Une seule entreprise en France a conservé les moules pour continuer la production des tuiles… Incontournable ! Cette opération s’est élevée à plus d’1,5 million d’euros (avec la remise en peinture – après déplombage, encore un héritage – de l’ensemble de la charpente) mais était totalement indispensable : il pleuvait dans les vestiaires.

Le bassin fait l’objet d’une surveillance pointue. Son revêtement a été rénové mais un phénomène chimique d’osmose se produit entre la résine et le support ancien qui n’a pas été déposé. Cela engendre des cloques qui évoluent, nous pouvons le constater aux deux vidanges annuelles du bassin. Nous travaillons de concert avec l’entreprise qui a procédé à cette rénovation et qui est un appui technique en vue de décisions plus lourdes à prendre, comme la réfection totale du revêtement du bassin qui risque d’arriver à moyen terme.

Aujourd’hui nous subissons de plein fouet la baisse des dotations de l’État mais devons continuer à faire évoluer la structure. La chaudière principale vient d’être changée, mais le fonctionnement en « tout air neuf » fait de la piscine notre plus gros consommateur de gaz. Heureusement que la chaudière fuel d’origine avait déjà été changée ! Une refonte complète du système de traitement d’air finira par aboutir, mais l’investissement est considérable.

Nous travaillons également sur le réaménagement intérieur, en prenant en compte l’accessibilité, l’amélioration des conditions de travail des maîtres-nageurs et un meilleur accueil du public. Mais nous nous heurtons à la technicité évoquée précédemment et essayons donc de trouver le bon compromis.

 

 


FINANCEMENTS ET INVESTISSEMENTS

CAMILLE AUTRUSSEAU ADJOINT MAIRE DE BOUYAE

De nouvelles sources de financement

80 % des équipements sportifs appartiennent ou sont financés par les collectivités. Ce parc est vieillissant. Dans le contexte actuel, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour le sport : crowdfunding, l’appel citoyen ou les contributions des entreprises.

Camille Autrusseau
Camille Autrusseau

Entretien avec Camille Autrusseau, adjoint au maire de Bouaye chargé des sports et du numérique, référent de l’Association nationale des élus (ANDES) en charge des sports de Loire-Atlantique, membre du Centre national pour le développement du sport (CNDS).

Comment faire en sorte que tous les citoyens aient accès à au moins une activité sportive dans leur commune ?

Les élus de l’ANDES ont défendu le besoin des collectivités d’être soutenues financièrement, une mobilisation qui a permis le maintien de l’enveloppe du CNDS. 80 % des équipements sportifs appartiennent ou sont financés par les collectivités. Ce parc est vieillissant. Les collectivités ne peuvent néanmoins pas forcément budgéter une rénovation ou l’agrandissement d’un équipement alors que leur population croît. Dès lors, une réflexion a été engagée avec le CNDS afin de définir les critères, les montants et les besoins des territoires pour permettre, aussi, aux communes et aux intercommunalités d’identifier au mieux l’utilisation des enveloppes sur le terrain. L’ANDES a ainsi réalisé une expertise mettant en lumière les carences. Par exemple, les équipements ne sont pas adaptés au sport féminin ou saturés au point de ne pas pouvoir accueillir ce public. En Loire-Atlantique, nous avons également traité le sujet du maillage territorial en désignant les projets structurants des communes. Il s’agit, par exemple, de proposer à une commune de réaliser un terrain de sport en pelouse synthétique tandis que sa voisine, située, à 5 kilomètres, est invitée à privilégier la création d’un terrain multisports ; nous évitons ainsi les redondances. L’idée est également de créer une cohésion entre élus afin qu’ils puissent échanger et connaitre les projets et les équipements de leurs voisins. Ainsi, selon les capacités sportives de chaque commune, il est possible pour des habitants d’utiliser les équipements d’une commune voisine ce qui, de surcroît, permet une pratique sportive diversifiée et de proximité.

Certains équipements ne sont pas adaptés au sport féminin ou sont saturés au point de ne pas pouvoir accueillir ce public.
Certains équipements
ne sont pas adaptés au sport féminin ou sont saturés au point de ne pas pouvoir accueillir ce public.

Dans ce cadre, comment continuer d’entretenir, de mettre aux normes, voire de construire, les équipements sportifs ?

Nous disposons de différentes enveloppes budgétaires au niveau national comme celle du CNDS, la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), etc. Dès lors, il est nécessaire que les collectivités connaissent l’existence de ces fonds et qu’elles sachent comment les obtenir, un travail que l’ANDES peut accompagner. Il s’agit ensuite de créer un plan de renouvellement qui permet, à l’échelle d’un territoire, de restructurer, d’adapter, de mettre aux normes un certain nombre d’équipements. À ce titre, je pense que nous devons innover en sollicitant par exemple les entreprises. Nous l’avons fait avec une collectivité qui devait agrandir sa salle de sport pour absorber l’augmentation de sa fréquentation. Nous avons fait un diagnostic de son territoire et lui avons proposé de solliciter une légère aide financière des communes alentour. Trois grandes entreprises sont aussi présentes sur ce territoire. Nous avons proposé d’aller rencontrer leurs dirigeants pour qu’ils participent à la vie locale. Singulièrement, l’une de ces entreprises envisageait de construire une salle de sport pour ses salariés. Utilisée en journée, elle aurait été libre le soir mais inaccessible au regard du caractère protégé du site. J’ai proposé de mettre en place une convention dans laquelle l’entreprise finance une partie de la salle de la commune à travers un investissement inférieur à ses prévisions et bénéficie d’un accès total sur les plages horaires qui correspondent également au besoin de la collectivité. Le soir, cette salle est alors utilisée par les habitants. La commune a réalisé des économies et, en échange, elle met en avant ce sponsor.

Aujourd’hui, nous devons trouver des solutions innovantes qui sortent de nos habitudes d’élus qui consistent à autofinancer les projets ou à aller chercher des aides. C’est la raison pour laquelle le crowdfunding, l’appel citoyen ou les contributions des entreprises commencent à participer au financement des équipements sportifs.

 


MICHEL CHAMPION, VICE-PRÉSIDENT DE L’AGGLOMERATION DU CHOLETAIS

Cohabiter au sein d’un même équipement sportif

Gymnases, piscines, courts de tennis, petits et grands stades, etc., les communes jouent un rôle incontournable dans l’offre sportive locale. En France, elles sont propriétaires des trois quarts environ des équipements sportifs traditionnels (hors sites et espaces des sports de nature) et gèrent 68 % de ce parc.

 

 Michel Champion
Michel Champion

Entretien avec Michel Champion, Trésorier de l’Association Nationale Des Elus en charge du Sport 1er Adjoint au Maire de Cholet Vice Président de l’Agglomération du Choletais

À l’heure de restrictions budgétaires très conséquentes, quelles solutions permettent néanmoins à tous les publics de pratiquer une activité sportive dans une commune ?

À Cholet, nous avons fait le choix d’une mutualisation visant à permettre la pratique de plusieurs activités sportives. Ainsi, certaines salles sont bivalentes comme le nouveau Complexe Grégoire dont la salle centrale est séparée par un rideau phonique au 2/3 de la salle. Cet agencement offre la possibilité de pratiquer du badminton sur l’ensemble de la surface (9 terrains) ou du badminton sur les 2/3 de la surface et de la gymnastique rythmique sur un 1/3.

Cette mutualisation s’opère également avec d’autres communes. À l’occasion de travaux interdisant l’accès prolongé à des installations sportives, une entraide entre communes de l’agglomération est toujours possible. Je pense, par exemple, aux créneaux de football qui peuvent être transférés d’une commune à l’autre sur une période donnée.

Enfin, cette dynamique de mutualisation permet aussi un partage entre différents utilisateurs (loisir et sportif / scolaires / association / citoyen). Pour le Tennis de Table, dans une même salle (Complexe Coubertin), la discipline est pratiquée dans différentes travées (4) sous des formes très variées: initiation jeune public, loisirs retraités, personnes en situation de handicap et performance/adultes. La séance d’éveil municipal (4-11 ans) se déroule dans un gymnase, en cohabitation avec un club proposant une activité badminton pour des seniors. Cette proximité a suscité un intérêt mutuel entre les deux publics, qui a abouti à mettre en place un projet de co-animation de séances inter-générationnelles. Ces 2 exemples mettent en évidence la possibilité de cohabiter au sein d’un même équipement mais aussi l’intérêt porté par les acteurs aux autres pratiques et pratiquants.

À Cholet comme dans de nombreuses villes, la mutualisation dépend de la nature de l'équipement.
À Cholet comme dans de nombreuses villes, la mutualisation dépend de la nature de l’équipement.

Comment les communes peuvent, encore, investir dans de nouveaux équipements sportifs et, à tout le moins, entretenir les équipements existants ?

Cette démarche est réalisable avec des organisations privées sous couvert de la signature d’une convention. La ville de Cholet a ainsi conclu un bail emphytéotique administratif (BEA) avec le club de football local pour l’aménagement des abords du stade Pierre Blouen. Cela a permis au club d’investir dans des vestiaires, un club house et une buvette tandis que la ville conserve l’entretien du terrain de football. Nous avons également une réflexion en cours avec une association Jeune France pour rénover une salle avec un financement participatif du club omnisports (à l’étude juridiquement pour l’instant)

In fine, la mutualisation dépend du type d’équipements sportifs : cette démarche sera différente s’il s’agit d’un stade de foot ou d’un gymnase.

 

 

 

 

 

 


STÉPHANE KROEMER VICE-PRÉSIDENT EN CHARGE DES SPORTS DE LA CC DU PAYS DE LUXEUIL-LES-BAINS

Évolution des territoires ruraux et de montagne dans le champ sportif

Stéphane Kroemer
Stéphane Kroemer

Entretien avec Stéphane KROEMER, Adjoint au Maire en charge de la jeunesse et des sports de Luxeuil-les-Bains, Vice-président en charge des sports de la CC du Pays de Luxeuil-les-Bains, Président de la commission « Sport Ruralité et Montagne » de l’ANDES

Vous êtes président de la commission « Sport Ruralité et Montagne de l’ANDES ». Quels en sont les rôles et les missions ?

La commission que je préside est un lieu d’échanges composé d’élu(e)s issus de communes rurales ou de montagne, se réunissant deux fois par an à minima.

Cette commission poursuit deux grands objectifs : celui de défendre et de représenter les intérêts du milieu rural et de montagne et de leurs spécificités au sein des instances nationales ; et celui de produire des documents pratiques en s’appuyant sur les expériences des collectivités du réseau, afin d’apporter des réponses concrètes aux communes dans la conduite de leur politique sportive.

En quoi la construction et gestion d’équipements sportifs dans les territoires ruraux et de montagne sont différentes ?

Les territoires ruraux se caractérisent par la présence d’équipements de proximité et multifonctionnels. Certains types d’équipements à l’image des centres aquatiques sont plus faiblement représentés et plus difficilement accessibles géographiquement.

Au-delà, dans nos communes rurales et de montagne, les installations sont vieillissantes et supposent d’importants besoins de rénovation. Or, ces dépenses peuvent s’avérer très lourdes à supporter pour nos budgets plus faibles qu’ailleurs. L’intercommunalité en milieu rural et de montagne peut se positionner comme un outil intéressant permettant de lever des fonds pour porter des projets d’équipements à rayonnement supra-communal.

Enfin, ces territoires se singularisent par la prédominance des sports de pleine nature. L’activité touristique est alors un facteur important. Pour les territoires de montagne, il faut ajouter également les problématiques dues au réchauffement climatique causant des incertitudes sur la gestion de certaines infrastructures (les stations de ski).

Ces particularités sont-elles sources de croissance ?

Les activités physiques et de loisirs représentent une réelle plus-value en favorisant le développement économique et l’attractivité pour ces territoires. Prenons l’exemple de la course cyclosportive « Les 3 Ballons » qui a lieu dans la cité thermale de Luxeuil-les-Bains où je suis élu. Ce sont 213 kms à parcourir dans les Vosges, à travers notamment le parc naturel des Ballons de Vosges, qui rassemble près de 4000 coureurs cyclistes tous les ans, issus à 80 % des pays du Nord de l’Europe. L’accueil d’évènements sportifs de ce type sur un territoire est source de retombées économiques directes, via l’hôtellerie, la restauration et autres achats locaux, mais aussi indirectes, via la promotion et l’image du territoire.

Les questions d’infrastructures, de transport et d’isolement se posent plus qu’ailleurs dans les territoires ruraux et de montagne. Dans ce contexte quel est le rôle des associations sportives ?

La mobilité constitue effectivement un enjeu majeur pour désenclaver ces territoires et réduire les inégalités d’accès au sport. L’isolement est donc une conséquence sous-jacente, en particulier pour les publics le plus en difficulté. Les associations sportives jouent, dans ce contexte précis, un rôle particulièrement fort dans le maintien d’un lien social. Elles participent donc indéniablement à l’animation de la vie locale. La pratique du sport est reconnue comme un moyen d’intégration et d’inclusion sociale. D’où l’enjeu fort qui est celui de garantir le maintien du tissu associatif en milieu rural, alors même que ce dernier est affaibli par la baisse du nombre de bénévoles et de moyens.

Quelles sont les nouvelles attentes sportives, vers quels types de développement s’oriente-t-on dans un futur proche ?

Désormais, la pratique sportive est davantage motivée par la recherche de bien-être, de détente, de loisir plutôt que de compétition. Cela nécessite donc une adaptation de l’offre sportive y compris dans nos territoires. Ces derniers sont d’ailleurs des espaces propices au développement d’activités de pleine nature avec l’aménagement de parcours de santé, d’aires de fitness en plein air, de sentiers de randonnées, de trail ou bien encore de voies vertes. Il y a là un enjeu majeur à saisir pour les territoires ruraux et de montagne.

 


LE RÔLE PRIMORDIAL DES ASSOCIATIONS, SYNDICATS & FÉDÉRATIONS SPORTIVES

FÉDARATION FRANÇAISE DE NATATION : Au service des collectivités porteuses de projet ! Le Service Territoires & Équipements de la FFN

N°29-SPORT-83La Fédération française de natation joue un rôle actif dans le domaine des piscines et de l’aménagement du territoire. Au-delà de sa compétence exclusive en matière « de certification sportive » des bassins et de son implication au CNDS dans le classement des dossiers de demande de subvention, elle engage depuis plusieurs années une série d’actions visant à renforcer son rôle de partenaire naturel des collectivités territoriales qui se lancent dans la construction de nouvelles installations aquatiques ou dans la rénovation lourde d’anciens équipements.

Créé en 2005, le service Équipement est venu étoffer l’activité de la FFN dans ce secteur, l’objectif étant de contribuer au développement du parc de piscines de façon à offrir une réponse adaptée aux besoins identifiés en la matière et faciliter ainsi l’accès aux activités de la natation tant sur le plan géographique que fonctionnel et technique. Devant la place sans cesse plus prégnante qu’occupent les dynamiques territoriales au sein des réflexions sur les projets-piscines, le service s’est récemment vu rebaptisé « Territoires & Équipements ».

Structuration – Missions

L’activité du service s’organise autour de :

 

…deux grands pôles…

 

– Aménagement du territoire 
L’équipement dans son environnement

  • Favoriser le développement territorial des activités de la natation par le développement des lieux de pratique

 

– Équipements
L’équipement dans sa configuration

  • Veiller au respect des bonnes pratiques et des préconisations fédérales en matière de programmation et de conception

 

…et cinq missions

 

– Veille
Centraliser les connaissances acquises et les études existantes pour constituer un centre de ressources spécialisé

  • Mise en place d’un système de veille technique et réglementaire
  • Observation de l’état du parc et de l’évolution des projets engagés

 

– DÉVELOPPEMENT
Produire des connaissances et lancer des études

  • Recherche de solutions aux problématiques posées en termes de développement territorial des lieux de pratique et de fonctionnement des installations
  • Développement d’une expertise et/ou réunion d’experts/partenaires en capacité d’aider la Fédération dans ce domaine

 

– INFORMATION
Diffuser les connaissances auprès de l’ensemble des acteurs publics et privés du secteur des piscines

  • Publication d’ouvrages techniques et de rapports d’analyse ponctuels
  • Intervention et présentation des préconisations fédérales lors de colloques et autres réunions de travail

 

– CONSEIL
Accompagner les porteurs de projets dans leur demarche d’aménagement et/ou leur opération de construction

  • Suivi des projets en cours et conseils donnés aux maîtres d’ouvrage
  • Aide et soutien aux comités et aux clubs dans l’accompagnement des porteurs de projets

 

– CONTRÔLE
Veiller à la bonne conformité des projets et des équipements existants

  • Instruction pour la Fédération des demandes de subvention CNDS
  • Certification sportive des bassins pour l’accueil de compétitions et mise à jour du réglement fédéral

 DOSSIER IT29.pdf

Instruction des dossiers de demande de subvention CNDS

La Fédération instruit les dossiers de demande de subvention CNDS à partir du moment où ils sont remontés par les directions régionales en charge des sports au niveau national. En fonction des critères liés aux caractéristiques techniques du bâtiment (évaluation du nombre de disciplines compétitives, détermination des niveaux de compétition possibles et de la possibilité de développer les activités non compétitives de la FFN) et à l’utilisation sportive du bâtiment (avec des garanties d’utilisation apportées aux structures associatives), elle classe chaque projet piscine par ordre de priorité territoriale et fédérale avec ses commentaires pour les transmettre au CNDS avant chaque réunion d’attribution. La Fédération tient compte de son association, par le maître d’ouvrage, aux études préalables du projet et de l’écoute faite à ses préconisations.

 


FÉDÉRATION FRANÇAISE DE DANSE : « Entrez dans la Danse »

Charles Ferreira est le Président nouvellement élu de la Fédération Française de Danse, situé à Paris.
Professeur de danse depuis 35 ans, Juge national, ex compétiteur, champion de danses latines et membre actif du Comité Directeur depuis plusieurs années, cet homme dynamique connait bien son sujet.

Monsieur Ferreira, présentez-nous votre Fédération

Depuis sa création en 1969, la FFDanse accompagne, développe et soutient la pratique de la danse sous toutes ses formes.

La FFDanse est structurée comme toutes les fédérations sportives françaises.

Elle s’appuie sur ses 64 comités régionaux et départementaux pour organiser les manifestations officielles comme les compétitions, les stages, les certifications.

Mais, ce n’est pas tout, ces ligues aident et forment aussi les dirigeants et professeurs des associations ou écoles de danse affiliées. Ce sont les représentants de la FFDanse sur les Territoires, ils sont les acteurs du développement de la danse, pour tous.

Aujourd’hui, nous accueillons toutes les disciplines de danse : artistiques, latines, standards, rock, danses de société, country, pole dance, hip hop, salsa, danses historiques, tango, danses traditionnelles…

Le choix est vaste, car la danse est tout à la fois un sport, un art et un loisir.

Un sport ?

Oui, la FFDanse est agréée et délégataire du Ministère chargé des Sports, pour les Sports de Danses Artistiques, Sports de Danses par Couple, Sports de Danses Urbaines.

La FFDanse organise chaque année des Championnats de France, Championnats internationaux, Coupes de France, Opens…

D’ailleurs, en 2013, la FFDanse a obtenu la reconnaissance du Haut niveau par le Ministère chargé des Sports.

Et un art ?

Notre fédération est soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication, car nous accueillons toutes les disciplines artistiques (classique, contemporain, jazz, …).

Chaque année, nous organisons plus de 40 évènements phares : le Championnat de France de Danse Jazz, le Concours National de Danse Classique, les Rencontres Chorégraphiques : plus de 3000 danseurs y participent…

Un loisir, c’est évident…

Bien sûr, la danse est une pratique sociale très répandue, accessible à tous. C’est un vecteur formidable de liens sociaux. La majorité des pratiquants adhèrent à un club pour apprendre une danse et se détendre entre amis. D’ailleurs, nous envisageons d’organiser un concours annuel national de danses de Société.

Nous avons aussi créé un concours amical pour toutes les danses, qui favorise les échanges et le partage : le DefiDanse.

En quoi est-il intéressant pour une association ou une école de danse de s’affilier à la FFDanse ?

Depuis la loi de juillet 2015, l’Agrément Sport est octroyé de fait aux associations affiliées. Grace à cet Agrément, elles sont reconnues de leurs instances territoriales et peuvent bénéficier en priorité de salles communales, de subventions d’état pour soutenir leurs projets, de profiter d’une assiette forfaitaire sur les cotisations patronales.

Cet agrément peut faciliter l’aide à l’embauche.

De plus, les associations sportives peuvent accepter les Coupons Sport et ont accès aux Chèques Emploi Associatif (gestion des formalités liées à l’embauche et à la gestion des salariés – gratuit)

La FFDanse a créé le Label Qualité FFDanse. Cette distinction met en valeur la structure auprès des pouvoirs publics, des adhérents, du public et de ses partenaires. Elle récompense par un crédit formation, la qualité de l’enseignement dispensé, la conformité des équipements pour la pratique de ce sport, la possibilité d’accueillir tous les publics…

Nous offrons aux structures affiliées et à leurs adhérents licenciés des garanties assurance adaptées à la pratique de la danse, qui couvrent en Responsabilité Civile et en Assurance Accident Corporel bien au-delà des exigences légales.

Par exemple, les locaux prêtés aux associations par les communes sont particulièrement bien protégés en Responsabilité Civile.

Les clubs et les licenciés ont aussi à disposition un service juridique très performant et bénéficient d’une aide personnalisée et d’informations actualisées.

Et il y a beaucoup d’autres avantages pour les structures et les pratiquants licenciés :

Un logiciel de comptabilité simplifié et performant gratuit, l’exonération des redevances Sacem pour les cours et des tarifs attractifs pour les autres manifestations, des partenariats qui permettent de développer son club, … Et, pour nos 80 000 licenciés, la possibilité de se former et de se perfectionner avec le Passeport Danse, de profiter de nombreuses offres à moindre cout dans l’hôtellerie, le textile, les séjours, les produits de soin et maquillage et de participer souvent gratuitement à tous les moments forts de la FFDanse…

Pensez-vous aux JO de 2024 ?

Bien sûr, nous y pensons… ?

Mais nos efforts se portent déjà sur les 4 ans à venir, nous avons pour ambition de devenir un acteur incontournable au service et à l’écoute des danseurs, des structures associatives ou privées.

Je terminerai par cette citation d’Indira Gandhi:

Apprends à danser sinon les anges au ciel ne sauront quoi faire de toi.

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Fédération Française de Danse
20, rue Saint-Lazare – 75009 Paris


FÉDÉRATION FRANÇAISE DE FOOTBALL : Fonds d’Aide au Football Amateur (FAFA)

Depuis des décennies, l’intérêt pour le football s’est amplifié, il occupe désormais une place centrale pour des millions de français et bénéficie de ce fait d’une résonance économique et sociale faisant du club un élément identitaire puissant du territoire.

Fort de ce constat, le Fonds d’Aide au Football Amateur (FAFA), mécanisme unique de solidarité alimenté par la FFF et la LFP, été mis en place afin de soutenir le football amateur.

Si les collectivités territoriales restent les principales contributrices des infrastructures sportives, dans un contexte de diminution des moyens des collectivités et de baisses des subventions publiques, la FFF souhaite accompagner les investissements de ses clubs, districts et ligues, à leurs côtés.

 

FAFA 2

Historique FAFA

En 2002, la Ligue de Football Professionnel (LFP) s’est engagée à verser une contribution à la FFF au profit du Fonds d’Aide à l’Investissement (FAI) destiné au soutien des clubs amateurs. Entre 2002 et 2008, le FAI a privilégié quatre priorités : les équipements sportifs, les transports, l’informatisation des structures fédérales et l’amélioration de l’accueil des jeunes licenciés.

En 2008, la LFP et la FFF ont souhaité pérenniser ces aides en créant le FAFA autour de 4 domaines : Emploi, Équipement, Formation et Transport. Aujourd’hui, le FAFA est financé à hauteur de 16 millions d’euros par saison par la FFF, la LFP ayant mis en place son propre mécanisme de solidarité.

 

FAFA Tarn

FAFA, une procédure simple au service d’une règlementation allégée

La Ligue du Football Amateur (LFA), avec la collaboration des ligues régionales et des districts, est chargée par la FFF de l’instruction et du suivi des demandes de subvention.

Toute collectivité locale souhaitant bénéficier d’une subvention FAFA, doit constituer un dossier « projet », disponible sur le site de la FFF (www.fff.fr), avec l’aide, si besoin, du District dont elle dépend. Le projet est ensuite expertisé et éventuellement sélectionné par le District concerné, validé par les organes compétents de la Ligue puis de la LFA. Les projets FAFA sont également l’occasion pour les clubs et les collectivités d’impulser d’autres demandes de subventions au niveau régional ou européen.

Afin d’accompagner plus particulièrement les projets relatifs aux équipements, la FFF bénéficie d’un service dédié aux 30 000 terrains de football du territoire français, la Commission des terrains qui veille au respect des règlements FFF lors de la réalisation d’équipements par les clubs. Ce service conseille également les clubs et les collectivités territoriales et adapte ses règlements aux spécificités du terrain. Cette flexibilité a pu être constatée lors des réformes successives des règlements de la FFF en 2009 et 2014, en concertation avec l’Andes.

 

Foot 5 Landerneau FC

FAFA, des projets variés

Sur la saison écoulée, plus de 18 millions d’euros ont été alloués au FAFA, permettant le financement de 678 projets d’infrastructures destinés à structurer et développer le football amateur. Parmi ces nombreux projets, on peut par exemple citer le financement d’un terrain de grand jeu, éclairé, en gazon naturel, avec la mairie de Trois Rivières en Guadeloupe.
Le FAFA offre aussi l’opportunité d’accompagner de nouvelles pratiques du football et encourage le développement du Futsal, du Foot 5 et du Beach Soccer :

  • Foot 5 : Subvention de 25 000€ pour la construction d’un terrain à Machecoul (44) inauguré en mars 2017
  • Beach Soccer : Subvention de 30 000€ pour la construction de deux terrains au Rheu (35) inaugurés en octobre 2017
  • Fustal : Subvention de 20 000€ pour la construction d’un terrain à Limonest (69), en cours de construction.

 

Enfin, s’inscrivant dans une démarche globale de développement durable, la FFF encourage le déploiement des éclairages LED sur les terrains, afin de réaliser des économies d’énergie.

Depuis 15 ans, la contribution du football professionnel au football amateur dans le cadre du FAI puis du FAFA représente plus de 200 millions d’euros .
Pour cette nouvelle période, l’accent sera notamment mis sur l’accompagnement à la structuration des clubs amateurs de D1 et D2 féminines, afin de profiter du coup projecteur offert par l’organisation de la Coupe du Monde Féminine FIFA 2019. L’objectif est d’offrir au football féminin les moyens de se structurer sur l’ensemble du territoire et de laisser une empreinte qui marquera durablement le sport féminin dans son ensemble.

 
Retrouvez l’équipe de France :


FÉDÉRATION FRANÇAISE DE GOLF : Construire une petite structure golfique Une opportunité pour les collectivités

GOLF DE LA GLORIETTE

 

Avec près de 410 000 licenciés et 740 équipements golfiques, la Fédération française de golf se situe à la 4ème place des sports individuels en France. L’année 2018 sera l’année de l’accueil de la Ryder Cup en France au Golf National (78) ! Ce tournoi mythique par équipe oppose tous les 2 ans l’Europe et les Etats-Unis. Pour laisser un héritage à cet événement planétaire, un plan stratégique de développement de 100 petites structures golfiques a été initié dès 2008 et déjà 93 structures ont été construites. Dans le cadre de sa politique de développement, la ffgolf souhaite se rapprocher des collectivités locales pour leur faire profiter de ses conseils et expertises, et les accompagner au mieux lorsqu’elles décident de la création, sur leur ressort territorial d’un équipement golfique.

 

KM_C454e-20151030113132Une offre structurante pertinente

La croissance du nombre de golfeurs, fondée sur des motivations variées (pratique sportive, compétition, loisir, détente, santé, bien-être, nature…) pourrait augmenter plus fortement si le nombre et la nature des créations d’équipements étaient plus en adéquation avec le profil et mode de vie des nouveaux pratiquants potentiels.

La petite structure golfique en proximité urbaine a été identifiée comme étant un équipement sportif structurant au plan local, adapté pour ces nouveaux publics. Avec une superficie bien inférieure à son grand frère, le golf 18 trous (7 ha vs 50), son coût d’investissement (+/- 1 M €) s’avère également plus abordable pour les maîtres d’ouvrage publics qui souhaitent proposer à leur administrés une nouvelle activité sportive avec des tarifs très accessibles (+/- 10 € la partie).

Ouverte à tous, y compris aux golfeurs qui veulent s’entraîner à proximité de leur domicile, elle offre un temps de jeu réduit du fait de ses trous beaucoup moins longs. Elle contribue à de la biodiversité en milieu urbain et s’avère peu contraignante au plan environnemental (possibilité de départs et greens en gazon synthétique). Enfin, un tel équipement représente un atout significatif pour l’embellissement des zones urbaines.

 

Gold de Grimaud

Un dispositif fédéral d’accompagnement

La ffgolf accompagne chaque porteur de projet d’équipement golfique en l’aidant à analyser et conduire son projet jusqu’à l’ouverture au public.
L’aide de la ffgolf consiste à :

  • documenter le dossier
  • analyser la zone de chalandise
  • financer une expertise technique
  • soutenir le projet auprès de l’État
  • homologuer le parcours en vue de l’organisation des compétitions.

 

Pour en savoir plus, téléchargez le dossier « Construire un Golf » : http://goo.gl/P6g6zh

 

Votre contact à la ffgolf :
Julien BENOIT
01 41 49 77 42
julien.benoit@ffgolf.org

 

 

 


SNEP-FSU : La fédération Sportive Scolaire des Collèges et des Lycées : L’UNSS

Logo SNEP et U campagne 2014[2]Créer une association sportive dans chaque collège et lycée de l’enseignement public est obligatoire, le Code de l’Education le rappelle. 9200 associations sportives scolaires sont ainsi réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain et outremer. Elles sont toutes affiliées à l’UNSS (Union nationale du Sport Scolaire).

Avec 1 160 000 licenciés, dont près de 41% de filles, l’UNSS est la 2ème fédération sportive de France. Elle propose une centaine d’activités sportives et artistiques et organise chaque année plus de 150 championnats de France dont des championnats « sport partagé ». Elle a un règlement fédéral qui lui est propre et se distingue des règlements des fédérations sportives « traditionnelles » avec par exemple : des compétitions obligatoirement par équipe dont un jeune arbitre ou jeune juge ; certaines activités mixtes (sexe et/ou catégories d’âge).

Au-delà de la pratique sportive, elle forme les jeunes à la prise de responsabilités diverses (jeune dirigeant, reporter, coach, secouriste etc…). Les quelque 30 000 enseignants d’EPS qui animent ces 9200 associations disposent de 3h de forfait dans leur service hebdomadaire pour entraîner, encadrer les élèves et organiser les rencontres UNSS, soit au total environ 3 millions d’heures par an. Les besoins UNSS en équipements sportifs sont donc très importants et très proches de ceux des fédérations sportives dans les disciplines concernées, d’où l’intérêt pour le SNEP-FSU que la conception des équipements permette à toutes les formes de pratique, y compris compétitives, d’exister pour offrir au maximum de jeunes qui le souhaitent, l’accès à une pratique sportive régulière.

 

Nathalie FRANCOIS,
Secrétaire nationale du SNEP-FSU
(syndicat majoritaire des enseignants d’EPS),
membre de l’AG (instance dirigeante nationale) de l’UNSS